Avant le Superprestigio et des vacances studieuses, Johann Zarco nous éclaire 2015.



L’actualité de Johann Zarco est riche puisque, outre les Grand Prix en 2015 avec Aki Ajo, le tandem Zarco/Fellon est également impliqué dans la Coupe PW 50. Johann Zarco a bien voulu nous en dresser les grandes lignes dans une interview à venir très prochainement.

Et, en attendant, le champion français partage avec nous sa vision de la saison 2015, qui sera une année… « à l’ancienne »!

GP-Inside : Johann, lors des essais de Valencia, tu as finalement obtenu le deuxième chrono. On sait que l’usage des moteurs homologués n’y est pas obligatoire et que les teams, dans le passé, utilisaient parfois des moteurs de Supersport. Aujourd’hui, peut-on clarifier la situation?

Johann Zarco: « Oui, auparavant on pouvait avoir ce doute sur les moteurs mais, aujourd’hui, les teams ont de l’expérience en Moto2 et savent que cela ne sert à rien de se mentir à soi-même. On n’a donc plus de doute, d’aucun que les motos sont toutes très équilibrées. »

GP-Inside : Donc, avec des moteurs sensiblement identiques, le vainqueur du championnat et toi avez battu le record du circuit?

Johann ZarcoOui. Exactement. Cela doit être ma place. Les teams ne se compliquent pas trop la vie et cherchent à avoir la moto la plus proche possible de celle des Grand Prix, pour utiliser les données disponibles et faire un travail de qualité. Me concernant, cela n’avait pas très bien commencé le lundi, car je restais sur de bonnes sensations avec la Suter mais ne retrouvais pas les mêmes avec la Kalex.
Après un sérieux travail et beaucoup de tours, nous sommes devenus très compétitifs le mardi. Puis on s’est battu pour la première place. Rabat est allé un peu plus vite, mais de pas grand-chose et, vu le programme de travail que l’on a à faire sur la moto, et moi qui vais encore évoluer en pilotage, je pense que l’on aura vraiment des opportunités de faire des pole-positions. »

GP-Inside : En décembre et janvier, c’est repos, ou entraînements?

Johann ZarcoCes deux mois-là, on ne peut pas rouler avec les Moto2, mais on a toujours la possibilité de rouler avec la Yamaha R6, qui est une très bonne moto, comme on l’a vu à Alès où nous avons battu le record du circuit. Ce n’est pas non-plus le même travail que Rabat puisque, lui, est présent tous les matins sur le circuit d’Almeria durant les périodes autorisées.
Avec Ajo, et la qualité du travail effectué, on aura peut-être pas besoin de faire autant de tours que Rabat, et on débutera par deux jours à Almeria avant d’attaquer les tests officiels à Valencia. Au total, les jours de tests seront quand même assez nombreux puisque, au total, on aura 3 jours à Valencia, puis 3 jours à Jerez et encore 3 jours à Jerez. Si l’on rajoute les 2 jours à Almeria, on arrive à un total de 11 jours avant le premier Grand Prix, ce qui, d’après Ajo est suffisant si on les utilise bien. De notre côté, avec Laurent, on a la R6 et on bosse dessus. »

GP-InsideA propos d’Ajo, justement, c’est un team très compétent, champion du monde Moto3 avec Sandro Cortese en 2012 et vice-champion cette année avec Jack Miller, mais aucune expérience en Moto2 et une structure dans cette catégorie uniquement dédiée à ta personne. Alors, gros team ou petit team?

Johann Zarco: « Disons un team à l’ancienne. La catégorie Moto2 est parfois moins complexe que la catégorie Moto3 (ndlr: pas de Traction Control, par exemple) donc un petit team qui a de l’expérience de la course et de tous les réglages des équilibres d’une moto, car une Moto2 reste une moto classique, sera un team compétitif grâce à des gens compétents comme par exemple le technicien suspension Stefan Kurfiss avec qui j’avais déjà travaillé en 2011 chez Ajo.
Avec Laurent en bord de piste, la mécanique gérée par un chef-technicien italien d’une très grande expérience, Stefan et Ajo, cela fait un « old style team » qui peut très bien fonctionner comme on l’a montré à Jerez et Valencia. »

GP-Inside : Les choses se présentent donc bien et l’on peut penser que, en conséquence, tu vas passer un excellent hiver en attendant la reprise?

Johann Zarco: « J’ai terminé la saison avec un podium et j’aurais pu avoir la victoire si mes deux chutes aux essais ne m’avaient pas fait perdre les quelques dixièmes au tour de confiance nécessaire pour gagner cette course de 27 tours. Le podium reste néanmoins un bonheur lorsqu’on termine une saison. Cet hiver, je soignerai mon physique et participerai également au Superprestigio, cette course de Speedway avec Marc Marquez et les autres. S’il fait vraiment froid, je ferais aussi un peu de tout-terrain, car c’est un domaine où l’on n’a pas besoin de faire chauffer les pneus. »

Stay tuned !

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