Jeremy Burgess espère que Jack Miller va casser les codes



Jeremy Burgess jouit peut être de ses droits à la retraite, il n’en est pas moins toujours un observateur averti de ce qui se passe en MotoGP. Et que voit l’Australien ? Quatre pilotes qui se partagent les podiums, un carré infranchissable pour le reste de la meute. Un fait qui est aussi une source de monotonie pour l’Australien qui voit là comme un danger pour la catégorie. Les Grands Prix n’arriveraient-ils plus à engendrer la relève ? La Moto2 est ici mise sur la sellette, au point que Jerry espère en la réussite d’un Jack Miller qui a décidé de sauter l’étape. Pour mieux casser les codes ?

Sinon, ce serait pour se casser les dents, mais l’ancien cadre de Valentino Rossi part de ce constat : « ce qui me préoccupe le plus actuellement c’est l’écart conséquent qu’il y a entre les quatre premiers actuels et le reste du peloton. C’est une différence importante qui doit être réduite. Je ne vois personne pour le moment capable de s’imposer aux quatre premiers actuels. Ces derniers sont sacrément rapides et il faut que les Pol Espargaro, Bradley Smith Stefan Bradl et autres Scott Redding comprennent qu’il leur faut élever leur niveau de jeu pour réduire l’écart. Il n’y a pas de miracles. Ce sera le fruit d’un travail très dur. »

Mais à suivre le raisonnement de Burgess, les derniers cités ne sont pas totalement responsables de leur sort. Pour l’Aussie, ils sont issus d’un système qui ne préparerait pas suffisamment les prétendants ce qui les attend. Une théorie qu’il espère voir appuyer dès 2015 par un Jack Miller qui ne passera pas par la case Moto2 avant de se lancer en MotoGP : « j’espère que l’arrivée de Jack Miller va montrer que l’étape du Moto2 n’a rien de nécessaire, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent. Il faudrait peut être s’interroger sur comment élever le niveau des motos du Moto2 plutôt que d’avoir une catégorie qui a du mal à se positionner entre le sommet et la base. Si Jack réussit, quel intérêt a le Moto2 ? Pour moi, le pilote est plus important que les motos qu’il pilote. Il faudrait peut être réfléchir sur une augmentation de la puissance des Moto2 pour garantir une meilleure transition vers le MotoGP. Le souci ne vient pas des pilotes, mais sans doute plutôt du niveau de ces motos. »

Les 54 derniers podiums n’ont échappé qu’à seulement six reprises aux Marc Marquez, Valentino Rossi, Jorge Lorenzo et Dani Pedrosa. Grâce soit ainsi rendu aux Dovizioso, Crutchlow, Aleix Espargaro, Bautista et autres Bradley Smith. Les quatre fantastiques tiennent donc le haut du pavé. Mais il est bon aussi de souligner que l’un d’eux vient du Moto2. Et non des moindres, puisqu’il s’agit de Marc Marquez. L’exception qui confirme la règle énoncée par Burgess ? Le parcours de Jack Miller sera décidément regardé de très près.

Stay tuned !

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Source: MCN

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