Gigi Dall'Igna regrette qu'il n'ait pu s'occuper du cas Crutchlow



Il devait servir pendant deux ans dans l’armée rouge Ducati, mais après un an, il a déserté la caserne de Borgo Panigale. Pourtant, le soldat Crutchlow promettait beaucoup. Mais pour être efficace, celui qui est aussi un trublion a besoin d’être encadré. Le capitaine Hervé Poncahral a su le canaliser mais le Général en chef Dall’Igna n’a pu lui accorder toute l’attention qu’il aurait sans doute mérité, au vu de sa dernière partie de saison.

Une ultime période du calendrier 2014 du MotoGP où le Britannique est monté sur le podium d’Aragon avant de manquer de peu celui d’une Grand Prix d’Australie d’où il était parti de la première ligne. Mais l’entame de campagne a été trop douloureuse, au sens propre comme au figuré, avec des déclarations à l’emporte pièce peu en phase avec l’habit de lumière d’un pilote officiel. Au bilan, et avec seulement cinq intrusions dans le top 10 en 2014, l’ancien champion du monde de Supersport, par ailleurs miné par une prestation anonyme dans son épreuve nationale, a décidé de couper court à l’expérience italienne.

Un gâchis ressenti par un Gigi Dall’Igna qui explique qu’il ne peut pas faire des miracles partout chez Ducati : « parler de Cal est quelque chose de difficile pour moi » raconte l’ancien d’Aprilia. « Dans une conjoncture normale, j’aurais pu l’aider à comprendre la moto et à le faire progresser. Je pense qu’il peut piloter une Ducati sans souci majeur, mais nous sommes partis de très loin et je devais surtout rester concentré sur le développement de la moto et non aider à sa découverte. Ma priorité était de travailler sur la machine, et, de fait, je n’étais pas en mesure d’aider Carl dans la recherche des meilleurs sensations. J’en suis désolé mais c’est ainsi. »

Désolé au point d’envoyer un message bien senti à l’encadrement de proximité de l’Anglais : « pour parler franchement, je ne peux pas tout faire non plus. Parfois, les ingénieurs sur place doivent aussi aider le pilote à trouver des solutions. » Daniele Romagnoli, que le Britannique avait emmené dans ses bagages en le débauchant de chez Tech3, appréciera. L’Italien poursuivra l’aventure en MotoGP séparé de son pilote préféré, parti chez LCR pour une Honda, au sein du team satellite de Borgo Panigale, soit Pramac.

Stay tuned !

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Source: MCN


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