Jack Miller, le gamin de Townsville à qui rien n'a été donné



Pour imaginer un tant soi peu de quel bois sont faits les champions du sport moto, il convient de plonger dans leur passé, de parcourir leur trajectoire qui les a amenés au sommet. On décode ainsi un peu mieux leur détermination, leur soif de vaincre, leur capacité à se remettre des chutes les plus effroyables et à supporter les douleurs les plus intenses. L’occasion est rare de pouvoir ainsi scruter ce qu’il y a derrière la combinaison bardée d’annonceurs et le discours bien huilé des conférences de presse. Derrière cette façade, il y a un homme, et même un très jeune homme qui a dû mûrir très vite. Et, parfois, tout seul avec la seule adversité pour guide.

Cette occasion nous a été donnée par cet article édifiant sur un Jack Miller parti de rien. Pas de famille fortunée, pas la moindre filière et pas plus d’encadrement fignolant un plan de carrière limpide dès la sorti du berceau. Jack Miller, 19 ans, est arrivé jusqu’à sa Honda RC213V-RS du team LCR à la force du poignet. Un parcours devant lequel on s’incline car rien ne lui a été offert jusqu’à son adoubement par KTM l’an passé. Même le nom de sa ville d’origine le prédisposait à vivre dans l’anonymat. Quoi de plus banal, en effet, que Townsville au fin fond d’une Australie loin des bases et des opportunités de la compétition internationale ? Et pourtant.

Monsieur et Madame Jack Miller père et mère expliquent, sans fard, les milliers de kilomètres parcourus en long, en large et en travers d’une Australie grande comme un continent à bord d’un fourgon pour amener le gamin faire ses meetings. On apprend que le vice-champion du monde de Moto3 2014 avait déjà subi 28 fractures à 14 ans et que le père a arrêté de compter depuis. La mère s’interroge sur la santé mentale de son rejeton mais les parents ont toujours été impressionnés par la détermination du fiston qui se relevait à chaque fois et se remettait à l’ouvrage.

Il a fallu aussi des sacrifices personnels, des risques financiers, mais la famille assure qu’elle n’aurait jamais pu vivre avec le remord de ne pas avoir donné sa chance au petit Jack. Qui, à 16 ans, s’est retrouvé seul en Europe pour faire son chemin. Autant dire qu’à maintenant 19 ans, il est tout à fait mature. Du coup, on comprend un peu mieux comment il a pu séduire un HRC qui l’a fait passer directement du Moto3 au MotoGP. On doute moins de sa capacité à relever le défi et on comprend mieux ses déclarations acerbes au lendemain des défaites. Rien ne lui a jamais été donné. Un vrai guerrier. Comme beaucoup de ses compatriotes arrivés à ce niveau.

Stay tuned !

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