Eskil Suter ne se voit plus vraiment en MotoGP mais ne baisse pas les bras pour autant.



Revenu en Grand Prix avec l’arrivée des Moto2 en 2010, Eskil Suter y a connu ses heures de gloire avec la première victoire de la catégorie (Shoya Tomizawa au Qatar) puis avec le titre de Marc Marquez en 2012. Au total, 32 victoires remportées en cinq années.

2012 marquait d’ailleurs une sorte d’apogée pour le constructeur de Turbenthal, dans le canton de Zurich, puisqu’il alignait également des châssis pour les moteurs BMW du team NGM Forward, espérant bien que l’usine bavaroise allait s’investir en MotoGP.

Depuis, malgré la conception-création des Mahindra et quelques fabrications pour Ducati en 2013, les clients se sont faits de moins en moins nombreux, en partie par effet de mode en Moto2, en partie par abandon des projets en MotoGP.

En 2015, outre les neuf pilotes Mahindra en Moto3 ( les modèles 2015 semblent s’être révélées très performantes lors des derniers tests 2014), seuls Florian Alt et Ali Zaqhwan Zaidi tenteront de faire briller les couleurs de Suter Racing Technology en Moto2; autant dire qu’elles risquent briller un peu moins fort qu’avec Luthi, Aegerter ou Zarco!

Pour autant, comme il confie lors d’une interview à Speedweek, Eskil Suter ne baisse pas les bras mais, sans langue de bois, précise sa philosophie pour les années à venir: « Nous travaillons sur un nouveau concept et nous voulons revenir en Moto2 en 2016 avec de bonnes équipes.« 

Quand à la catégorie MotoGP, l’ancien pilote suisse fait un constat sans concession, tout en se préservant une toute petite lueur d’espoir: « Le MotoGP c’est très difficile, nous avons essayé pendant plusieurs années, mais à présent, c’est clair qu’il faut le laisser aux usines. C’est aussi l’effet des nouveaux règlements, la grille est réservée aux machines d’usine, aux prototypes. Il n’y a plus de place pour les petites sociétés comme la nôtre, c’est clair. Mais je ne regarde pas vers le futur avec tristesse. Nous avons obtenu des résultats prometteurs dans la catégorie CRT. 2013 n’a pas fonctionné très bien mais nous avons connu le succès dans d’autres secteurs, et nous recevons des commandes, même si elles n’ont parfois rien à voir avec la compétition. La situation en GP m’a donné des migraines, mais c’est comme ça il faut l’accepter. »

Mais quand on lui demande s’il pourrait devenir un partenaire de KTM, la réponse laisse néanmoins la porte entre-ouverte: « Globalement, le MotoGP n’est plus un sujet pour moi. Bien sur, s’il y a une conjonction de circonstances sur la construction d’un projet intelligent sur plusieurs années, ça me plairait, mais certainement pas avec un micro-budget, avec des équipes pour lesquelles vous avez à faire un énorme travail de développement, mais où à la fin tout le monde a perdu beaucoup d’argent. Ca nous ne le ferons certainement pas. Mais s’il y a un gros truc, nous répondrons présent immédiatement. »

Stay tuned !

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