Jack Miller avoue qu'il lui reste encore à apprendre 90% de son métier en MotoGP



Jack Miller sera suivi de prêt cette année. Il sera constamment évalué sur sa capacité à assumer le bond prodigieux qu’il a décidé de faire du Moto3 au MotoGP. Son cas pourrait même faire école pour les générations futures. Un Alex Marquez n’y croit pas et a choisi le parcours jalonné du Moto2 pour construire son ascension vers le sommet. L’Australien, lui, oeuvrera pendant trois ans sous le couvert d’un contrat signé avec le HRC. Qui a aussi fait un pari. Les premiers tours avec la RC213V-RS ont été effectués. Une expérience jusque là intéressante qui lui a fait toucher du doigt le long chemin qui l’attend encore.

Pas de doute, passer d’une KTM de 55 chevaux à une Honda qui en développe 200 de plus, ce n’est pas rien. Le vice-champion du monde 2014 de Moto3 pour seulement deux points s’est mesuré avec le gratin lors des tests de Sepang, qui marquaient la rentrée 2015 de l’élite. Au bilan, un vingtième temps, derrière l’autre débutant Loris Baz venu du WSBK. Mais Jack Miller a aussi devancé Karel Abraham et Eugène Laverty équipés du même type de Honda que lui. Intéressant, mais le pilote LCR reste concentré sur le travail à accomplir : « j’ai seulement assimilé 10% de tout ce que j’ai à apprendre » avoue l’équipier de Cal Crurchlow. « A chaque fois que je prends la piste, j’utilise mieux les freins et la puissance. Je progresse, mais on est encore très loin de la limite. »

« Mon plus gros problème est que je glisse trop. Dès que la piste chauffe l’arrière se dégrade. On roule avec très peu d’électronique. La prochaine étape sera de travailler avec l’électronique. » Mais Honda ne va pas la lui accorder comme ça. Il va falloir d’abord discipliner son style de pilotage : « ma technique a un peu changé. Avec la Honda, vous ne pouvez pas enrouler un virage comme avec la KTM, alors vous devez vous ralentir proprement. On n’est pas loin du but, mais pas encore assez prêt de là où on voudrait être. Je m’adapte continuellement. Je m’efforce de ne pas ouvrir les gaz trop brutalement en sortie de courbes là où le pneu est en appui et commence à glisser. C’est là-dessus que je me concentre : la limite des pneus. Ce n’est pas facile. J’apprends. C’est pour ça aussi que l’on roule et que l’on travaille beaucoup avec des pneus usés. » Un patient travail de fond qui finira sans doute par payer.

Stay tuned !

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Source: MCN


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