Deux pas en avant et un pas en arrière, c'est le rythme d'Aprilia



Les premiers tests de l’année du MotoGP à Sepang ont été comme un véritable baptême du feu pour une usine Aprilia qui a décidé de se lancer directement dans la mêlée des Grands Prix. Au contraire de Suzuki qui a pris le temps d’une année d’essais privés et officiels en passant par un meeting en fin de saison, les hommes de Noale ont choisi de monter au front sans faire leurs classes dans l’ombre. La base de la RSV4 de Superbike qui a permis de développer une ART version CRT s’est mue en RS-GP qui servira de source d’inspiration pour un prototype qui n’apparaîtra en course qu’en 2016. Du coup, en Malaisie, les troupes d’un Romano Albesiano qui a succédé à Gigi Dall’Igna au sein du département compétition ont essuyé les plâtres.

Un apprentissage qui passe par le fait d’accepter que les évolutions ne se se soldent pas toujours par des progrès. Aprilia avait ainsi mis à la disposition de ses pilotes Alvaro Bautista et Marco Melandri une moto dite « step 2 » lors du deuxième jour sur le tracé malais. Mais cette nouvelle version a été rejetée avec une telle conviction par le duo que la marque est ensuite revenue à sa « step 1 » originelle : « les commentaires de nos pilotes sur la « step 2 » étaient moins favorables que pour l’autre moto » a reconnu sobrement Romano Albesiano. « Ils n’avaient pas de sensations en entrée de virage. Ils avaient moins d’adhérence. Il y avait quelque chose qui n’allait pas sur cette moto. Comme on ne pouvait pas rapidement trouver une solution, on l’a mise de côté pour passer en revue toutes les analyses et tout vérifier. »

Quel était le souci ? « Il faut toujours trouver le meilleur compromis dans la détermination du centre de gravité » poursuit l’Italien. « Précisément, il s’agissait dans ce cas d’un centre de gravité trop haut. De même, la rigidité du châssis était différente. Tous ces paramètres changent le couple généré par l’accélération, le freinage, l’entrée dans les virages, ils jouent sur le travail des pneus et sur le transfert des masses. Ils perturbent donc les sensations et l’adhérence. »

Pour autant, cette « step 2 » n’a pas été mise au rebut. Les expertises faites, elle est revenue sur la piste, mais entre les mains d’un Michael Laverty sollicité pour mettre à l’épreuve les nouveau pneus Michelin : « on a redéfini les réglages, on a fait des changements radicaux et on a sollicité l’avis de Michaël Laverty. Nous avons réduit l’écart qui existait entre nos deux versions, tant en terme de performances que de sensations. » Deux pas en avant et un pas en arrière donc, tandis que le grand bon vers 2016 est en cours de préparation : « notre moteur est équipé du rappel pneumatique des soupapes comme tous les autres moteurs du plateau. Mais il faut se souvenir qu’il a le carter de la RSV4 de série. Je suis donc étonné par ses performances actuelles. Pour ce qui est de la transmission « seamless » nous la testerons sur une version Superbike à la fin de ce mois en Italie. Je ne sais pas quand nous l’aurons sur la RS-GP, mais je l’espère pour la mi-saison. En 2016, nous aurons un tout nouveau moteur et un tout autre châssis. Elle sera testée en septembre ou octobre de cette année. »

Romano Albesiano et son équipe ont donc de quoi s’occuper. Alvaro Bautista était à Sepang à 3.057s du meilleur temps de Marc Marquez. Marco Melandri, lui, à 4.774s. Mais les soucis de ce dernier ne résidaient pas seulement dans sa moto… La pProchaine sortie d’Aprilia avec ses congénères aura lieu du 23 au 26 février prochains, toujours sur le tracé de Sepang.

Stay tuned !

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Source: crash.net


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