Alex Marquez, toujours condamné à sortir de l'ombre

Lorsque l’on y réfléchit, ce n’est pas facile d’être pilote en Grand Prix et s’appeler Alex Marquez. Certes, on peut toujours dire que l’on est bien encadré, dans les petits papiers de Honda et avoir les moyens de ses ambitions. Bien sûr. Mais dans la tête ce n’est pas simple. On semble toujours condamné à devoir sortir de l’ombre. L’ombre d’un grand frère qui impressionne en battant records et statistiques de la catégorie reine jusqu’à la façonner progressivement à son image. L’ombre d’un équipier en Moto2 cette année qui est le tenant du titre. L’ombre d’un Jack Miller ancien rival vaincu déjà en MotoGP avec un contrat Honda. Et même l’ombre d’un Alex Rins ancien binôme pourtant battu en Moto3 et qui, durant cette intersaison, semble plus à l’aise en découvrant la Moto2. Pas simple, en effet !

Et pourtant, Alex Marquez est un champion du monde. Un titre conquis en Moto3 l’an passé. Mais qui semble comme oublié. Car même gagnant, Alex doit composer avec l’entourage familial et le nom de Marquez. Un nom qui ne souffre pas de la moindre défaite. Pourtant, Alex Marquez suit son chemin, serein. Il aime travailler et se révéler progressivement. Une stratégie qui lui a très bien réussi jusque là. La même qui lui a fait préférer deux ans en Moto2 au sein d’une équipe de pointe, avec toujours de l’Estrella Galicia dedans, plutôt que griller les étapes à l’image d’un Jack Miller. Mais rien n’y fait. Cette année, et alors qu’il clame ne vouloir que se faire plaisir et progresser, on l’attendra au tournant.

Une pression qu’il préfère pourtant nier : « je n’aurai pas cet impératif de gagner, gagner et gagner encore » a commenté l’Espagnol de 18 ans lors de la présentation de ses nouvelles couleurs à Madrid. « Du coup, on pourra prendre des risques, rouler à 120%, s’amuser avec les limites. Et si tout se passe bien, que vous êtes heureux et que vous travaillez bien avec votre équipe, alors on peut faire du bon travail. Il pourrait même y avoir des surprises à la fin de la saison. On verra

Pour le moment, Alex Marquez dit s’amuser au guidon d’une moto dotée de moins d’électronique qu’une Moto3. Un plaisir pas encore tout à fait partagé avec le chronomètre. Il n’a en effet échappé à personne qu’Alex Rins, lui aussi débutant, semblait mieux à son aise lors des tests privés : « c’est normal que l’on me compare à Alex Rins. Je veux terminer meilleur débutant cette année et il débute aussi, alors le parallèle va de soi. Nous verrons où nous en serons au terme de la saison. » Et puis il y a aussi Tito Rabat, le champion en titre, équipier dans le box et ami dans la vie depuis les escapades d’enfants à Rufea. Cette relation privilégiée résistera-t-elle à la corrosion de la compétition directe ? « La priorité sera de maintenir cette entente » promet Monsieur Frère. « Mais en moto, le fait est qu’il n’y a qu’un seul pilote qui gagne, pas une équipe. Seul un pilote a sa chance. Pour le moment, notre relationnel est le même. Il faut nous dire que la piste et le privé sont deux choses différentes. Si on assimile ça, il n’y aura pas de problème. »

Alex Marquez ne se plaint pas mais on le voit, il doit toujours se déterminer par rapport à un concurrent. Cette année, il veut faire quelques podiums et jouer aussi souvent que possible dans le top 10. Nul doute que l’équipe qui a tant dominé la catégorie l’an dernier saura lui donner les moyens de ses ambitions.

Stay tuned !

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Source: crash.net


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