Alex Marquez : « Je me sens pilote officiel »



Passé dans l’équipe LCR cette année, Alex Marquez est utilisé par Honda pour le développement de la moto, et ce à quasiment chaque Grand Prix. Un équilibre à trouver pour ne pas perdre le fil durant le week-end, explique-t-il.

Au pied du mur après un début de saison des plus compliqués, Honda travaille pour trouver des solutions sur la RC213V. Et pour ce faire, les quatre pilotes MotoGP sont utilisés : Marc Marquez et Pol Espargaro dans l’équipe Repsol Honda, mais également Takaaki Nakagami et Alex Marquez dans le team satellite LCR.

L’important, pour Alex Marquez, est d’arriver à faire du testing pendant un Grand Prix sans perdre le fil en termes de compétitivité immédiate, c’est à dire les résultats obtenus sur le Grand Prix en question. « Les pilotes officiels sont comme des pilotes essayeurs, nous avons des choses nouvelles à essayer à chaque Grand Prix. Quand ça ne fonctionne pas, ça peut affecter un week-end. Il faut toujours être ouvert et chercher le meilleur compromis qui n’affecte pas un week-end. »

L’équilibre est parfois difficile à trouver, mais le Catalan préfère cette situation à celle contraire. « Quand tu as un contrat directement avec le HRC, tu reçois du matériel officiel et il faut l’utiliser. Quand c’est une équipe satellite, avec la moto de l’an dernier, tu te plains de ne pas avoir de nouvelles pièces à essayer. Il s’agit de trouver cet équilibre et savoir faire avec. Je préfère avoir des choses nouvelles à essayer et aider l’usine, tu es plus motivé qu’en sachant que tu auras la même moto toute l’année. »

En difficulté depuis le début de la saison, avec trois résultats blancs en quatre courses, Alex Marquez arrive au Mans avec l’envie de « tourner la page » et remettre les compteurs à zéro. « Sur le sec j’essaierai de franchir un cap. À Jerez nous ne sommes pas arrivés à résoudre la situation ; ici, avec les idées et les expériences, je crois que nous avons quelque chose à essayer, à progresser. Je vais tacher de ne pas trop changer la moto, me centrer sur moi-même et améliorer les trajectoires, le pilotage. »

Impossible de pas penser au fait que le circuit Bugatti fut, en octobre dernier, le théâtre de son premier podium en MotoGP. Son aisance sous la pluie, alors qu’il n’était qu’un rookie, avait impressionné. Difficile de penser à un nouveau podium aujourd’hui, au regard de la situation. À moins que ? « Au final, s’il peut, tout est ouvert, tout peut arriver », souligne-t-il.

La « Marquez-dépendance » de Honda en chiffres

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