Annulation Qatar : pas une première dans l’histoire



L’annulation du Grand Prix MotoGP du Qatar n’est pas une exception. L’histoire du championnat du monde de vitesse moto compte quelques autres exemples, certes rares, mais qui existent bien.

Il n’y a pas eu de programme MotoGP ce week-end au Qatar, où devait s’ouvrir la saison 2020. Une décision prise en raison de l’épidémie de coronavirus, qui a également conduit au report du Grand Prix de Thaïlande, puis des Amériques et d’Argentine. Le reste du calendrier n’est pour l’instant pas affecté, mais d’autres bouleversements sont à craindre. Tout dépendra de l’évolution de la maladie et des mesures restrictives mises en place par les gouvernements des différents pays.

Si cette situation est inédite, l’annulation d’un Grand Prix, elle, ne l’est pas. Il y a déjà eu des précédents par le passé, même si les conditions étaient différentes.

La saison 1980 avait par exemple été particulièrement affectée. Le Grand Prix du Vénézuela 1980 avait en effet été annulé pour des problèmes financiers, avant que le Grand Prix de Suède 1980 ne connaisse le même destin. Le Grand Prix d’Autriche 1980 fut également non-disputé, à cause de… la neige ! Tombée en masse, elle avait rendu tout roulage impossible.

Il est aussi arrivé que des pilotes refusent de prendre un départ car ils jugeaient les risques trop grands. Ce fut par exemple le cas lors du Grand Prix de France 1982, où de nombreux cadors de la catégorie 500cc (Barry Sheene, Eddie Lawson, Kenny Roberts…) avaient refusé de rouler sur le circuit de Nogaro. Dans ce cas-là, la course n’avait pas été annulée et remportée par le Suisse Michel Frutschi. Le peloton 500cc n’avait pas non plus disputé le Grand Prix de Tchécoslovaquie 1980 car le circuit routier de Brno était jugé trop dangereux.

Plus récemment, le Grand Prix d’Indianapolis 2008 s’était déroulé sans la course 250cc, annulée à cause du vent et des fortes pluies (passage de l’ouragan Ike). Disputées avant, les manches des catégories 125cc et MotoGP avaient été arrêtées en cours de route.

Quelques mois plus tard, le Grand Prix du Qatar 2009 fut lui aussi perturbé par des pluies diluviennes. Celles-ci empêchaient les pilotes de rouler pour deux raisons : les réverbérations causées par l’éclairage, qui gênaient les pilotes ; le manque de pneus pluie, Bridgestone n’en ayant pas apporté puisqu’il avait auparavant été fixé qu’aucune course nocturne ne se déroulait dans des conditions pluvieuses. La course MotoGP fut ainsi reportée du dimanche au lundi.

Le Grand Prix de Malaisie 2011 sera lui annulé pour la catégorie MotoGP après avoir été interrompu au bout de deux tours, à cause du grave accident de Marco Simoncelli. Le pilote italien trouvera la mort ce dimanche 23 octobre sur le circuit de Sepang.

La dernière épreuve en date à avoir été annulée est le Grand Prix de Grande-Bretagne 2018. La pluie était en effet très intense, et le bitume de Silverstone n’était pas assez drainant. En conséquence, l’eau stagnait sur l’asphalte. « La grande majorité des pilotes présents à la réunion de sécurité était d’accord pour dire que les conditions de pistes étaient trop dangereuses, que la moto patinait à plusieurs endroits à cause de l’eau stagnante, et nous accordons une grande importance à leur opinion. Car la sécurité prime avant tout », expliqua par la suite Loris Capirossi, membre de la Direction de course.

Informations concernant le coronavirus et les consignes sanitaires à respecter disponibles ici

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