Après Quartararo, d’autres pilotes se plaignent du bras droit à Jerez



Des problèmes physiques liés à du arm pump ont ruiné le Grand Prix d’Espagne de Fabio Quartararo, mais d’autres pilotes révèlent aussi avoir souffert des mêmes maux à Jerez. « Le MotoGP va de plus en plus vite et nous sommes des humains, pas des machines », pointe Aleix Espargaro.

Une moto incontrôlable, une souffrance intense et l’impossibilité de faire un bon résultat : telles ont été les conséquences des douleurs à l’avant-bras droit ressenties par Fabio Quartararo à Jerez. Parti pour gagner le Grand Prix d’Espagne, le Français a dû ralentir et terminer seulement 13e de la course. Ses problèmes de arm pump lui ont coûté une victoire qui lui tendait les bras, et la tête du championnat.

Mais on aurait tort de croire que seul lui a été affecté par ces maux. Dimanche soir, plusieurs autres pilotes se plaignaient des mêmes douleurs.

« J’avais beaucoup de douleurs au bras droit, un syndrome des loges. Je ne pouvais pas bien freiner », a par exemple expliqué Aleix Espargaro, en difficulté en fin de course alors qu’il visait le top-5 – il termine finalement 6e. Même chose pour Danilo Petrucci, 14e au guidon de sa KTM : « J’ai souffert dans les derniers tours, mon bras droit m’a fait mal et j’ai eu du mal à contrôler la moto. » Johann Zarco a aussi souffert de l’avant-bras droit, mais attribue plus cela « à un manque d’aisance sur la moto » qu’à du arm pump.

Pourquoi une telle chose se produit à Jerez ? Cela pourrait venir des exigences de la piste andalouse, croit Danilo Petrucci. « C’est une combinaison de choses. Ce circuit fatigue beaucoup en MotoGP. Nous n’avons pas un moment pour respirer, ce sont continuellement des accélérations et des freinages. » Une opinion partagée par plusieurs de ses concurrents.

Seulement, les particularités du tracé de Jerez n’expliquent pas tout : elles étaient les mêmes les années précédentes, et les souffrances dont se plaignent les pilotes n’étaient pas aussi répandues. Il convient donc de trouver une autre raison.

Aleix Espargaro voit ces douleurs comme une conséquence de l’intensité du sport moto aujourd’hui. « Le MotoGP est de plus en plus rapide, avec des puissances et un aérodynamisme élevés, qui se développent de plus en plus. Et nous sommes des humains, nous ne sommes pas des machines. J’adore m’entraîner mais il n’y pas vraiment un moyen de se préparer à ces performances. » Là-encore, il n’est pas le seul à avoir cette réflexion.

Le pilote Aprilia redoute même de devoir subir une nouvelle intervention chirurgicale. « J’ai maintenant un peu peur, pas pour Le Mans mais pour le Mugello qui est un circuit très physique. (…) J’ai eu une opération du syndrome des loges il y a 10 ans, mais je dois parler au Docteur Charte, et peut-être que je devrai à nouveau me faire opérer. »

Si cela arrive, Aleix Espargaro serait le troisième pilote à subir cette intervention en 2021. Jack Miller et Iker Lecuona y ont eu droit début avril, à leur retour du Grand Prix de Doha. Une opération devenue courante en MotoGP. Fabio Quartararo lui-même est déjà passé sur le billard, en juin 2019.

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