Aprilia jette ses forces dans la bataille MotoGP



Aprilia a fixé ses priorités : pas d’implication dans les autres catégories tant que l’aventure MotoGP n’a pas été menée à bien. « Nous ne pouvons pas diviser nos forces, autrement nous perdrions l’opportunité de bien figurer en MotoGP. »

Entièrement de retour en MotoGP depuis 2015, Aprilia a progressivement recentré ses forces sur la discipline reine du sport moto. Et un grand cap a été franchi entre 2019 et 2020, avec une nouvelle façon de travailler à Noale, plus d’employés affectés au projet et un prototype RS-GP totalement repensé. Les cadres avaient promis une « révolution ». Pour l’heure, le pilote principal de l’Aprilia Racing Team Gresini, Aleix Espargaro, en est très satisfait.

Gagner en MotoGP est devenu l’obsession d’Aprilia. À tel point que toute implication en Superbike est exclue tant que cela n’a pas été fait. La logique : impossible d’être investi à fond dans les deux catégories. Dans le cas du constructeur italien, il faut faire un choix.

« En SBK nous avons atteint un point où nous avons réussi tous nos objectifs, alors qu’il manque une victoire en MotoGP à Aprilia. Nous n’avons pas encore réussi à gagner en MotoGP, mais nous nous en rapprochons chaque année. Quand cettte mission sera accomplie, nous y penserons à nouveau, atteste le directeur technique, Romano Albesiano, à Gpone. En étant réalistes, nous ne pouvons pas rouler dans les deux championnats au niveau nécessaire pour se battre pour le titre ; nous devrions abandonner le MotoGP et nous ne voulons pas le faire. »

Autrefois engagé en 125cc et 250cc, Aprilia ne dit pas non à une présence dans les catégories qui y ont succédé, à savoir la Moto3 et la Moto2. Mais là encore, cette hypothèse ne sera pas sérieusement étudiée tant que le projet MotoGP n’aura pas été mené à bien :

« Il serait intéressant de rouler en Moto3 et Moto2. Mais nous sommes en MotoGP et nous ne gagnons pas, donc cela signifie que nous devons réduire l’écart. Nous ne pouvons pas diviser nos forces, autrement nous perdrions l’opportunité de bien figurer en MotoGP. Rouler en Moto2 aurait beaucoup de sens : c’est la dernière étape avant le MotoGP, cela demande moins d’un point de vue technique et cela permet de travailler avec de jeunes pilotes. Faire un châssis semble facile, mais pour travailler en Moto2 il faudrait séparer un groupe de travail qui est actuellement à l’oeuvre en MotoGP. Cela pourrait être fait, mais ce n’est pas le bon moment. Même chose pour la Moto3. »

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