Aragon, Marquez : « Il m’en manque encore pour être le même qu’avant »



Marc Marquez se sait attendu au Grand Prix d’Aragon, où ses statistiques sont les meilleures du peloton MotoGP. Mais sa condition physique l’empêche de se considérer comme un favori.

Six victoires, sept podiums : Marc Marquez a l’habitude de jouer les premiers rôles au Motorland Aragon. Le circuit, au sens antihoraire, est, avec Austin et le Sachsenring, de ceux qui lui ont le plus réussi dans sa carrière. Honda y a également brillé avec Dani Pedrosa, Casey Stoner ou encore Alex Marquez. Sur le papier, les voyants sont donc au vert pour ce week-end.

Seulement, l’octuple champion du monde n’est toujours pas à 100 % de ses moyens. Les signes évidents de sa condition physique diminuée : des résultats en demi-teinte (un seul podium cette saison), des erreurs en pagaille (six chutes en course), des difficultés à rouler dans son style habituel, et même parfois à soulever sa moto dans les graviers – cela lui est arrivé après sa chute au warm-up de Silverstone, fin août.

Marc Marquez prévient donc : miser son argent sur lui serait imprudent. Sa compétitivité dépendra de l’évolution de son état. « Je me sens bien. Je dirais : envie de parler peu et monter sur la moto. C’est un circuit que j’aime, qui s’adapte bien à mon style de pilotage. Mes attentes ne peuvent pas être les mêmes que les autres années, il faudra voir ce qu’il se passe pendant le week-end, a-t-il expliqué ce jeudi. Je suis convaincu que la FP1 se passera bien, car je me sens frais. Ensuite, à voir comment je me dépense pendant le week-end. C’est un moment difficile, je sors de deux courses où je me suis senti bien mais les résultats ne sont pas arrivés. À voir si ça peut le faire ce week-end. »

Dans cette période difficile, le pilote Honda a eu recours aux conseils de Mick Doohan. Le quintuple champion du monde 500cc a aussi dû traverser un moment similaire, après sa grave blessure en 1992. Au sortir de cela, il a réussi à gagner à nouveau des courses, et même plusieurs titres. Son expérience a été utile pour Marc Marquez.

« Son histoire m’a aidée, raconte-t-il. Je suis exigeant avec moi-même, mais ça te tranquilise parce qu’au début, logiquement je ne comprenais rien. »

« Il m’a parlé de trois facteurs. Le premier, le facteur temps, que nous n’avons pas. Il en a eu besoin pour s’adapter et réadapter la moto à son style, comme le frein au pouce ou des choses dont il avait besoin pour l’état de sa jambe. Ensuite, le facteur erreurs inexplicables. Il n’arrivait pas à trouver la solution, et c’était simplement parce que le corps avait une position différente. Il confiait et n’était pas bien positionné. Ça m’arrive sur les Grands Prix. Le troisième, c’est gérer les attentes, être réaliste avec le moment dans lequel tu es et te donner du temps, de la patience. J’aimerais être à 100 % et piloter comme je le veux. Je suis bien pour piloter, j’irai bien, mais il m’en manque encore pour atteindre mon objectif, être le même qu’avant. »

Aragon : Marquez, un ténor en clair-obscur

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7 jours il y a

Comment être le Même après une telle gamelle reprendre et tomber 12 fois 🤔🤔🤔🤔