Aragon, Viñales (18e) : « Je dois comprendre la moto, nous allons y arriver »



Hors des points pour sa grande première avec Aprilia, Maverick Viñales rassure : oui, il sera au niveau des meilleurs avec sa nouvelle moto, mais cela va demander du temps et de nombreux kilomètres d’adaptation.

La grande première de Maverick Viñales sur l’Aprilia RS-GP est terminée, sur un Motorland Aragon où nous avions analysé qu’il n’était pas le circuit où s’attendre à des miracles, encore moins au regard du contexte (lire ici).

L’ex-pilote Yamaha a passé son week-end en bas de classement, aux environs de la 19e place, et à une grosse demi-seconde au tour du top-10. En course, il a pu venir à bout de son ancien coéquipier Valentino Rossi (19e), ainsi que de son demi-frère Luca Marini (20e). Il franchit l’arrivée 18e, 27 secondes après le vainqueur, Francesco Bagnaia, et à une dizaine de secondes de Fabio Quartararo, arrivé 8e.

Tout sourire depuis qu’il a revêtu la tunique d’Aprilia, Maverick Viñales s’est adressé aux médias avec la banane, dimanche soir, malgré ces positions auxquelles il n’est pas habitué. Sa priorité n’était pas d’être bien classé, mais de lancer sa phase d’apprentissage de la RS-GP sur de bons rails. Ce qu’il estime avoir correctement fait.

Au sortir du Grand Prix d’Aragon, le champion du monde Moto3 2013 se dit certain qu’il parviendra à atteindre les sommets. Mais précise que cela va demander du temps et de nombreux kilomètres pour trouver la confiance dont il a besoin au guidon de sa nouvelle monture.

FP1 : 19e à 0,598 du 10e / 2,139 du leader
FP2 : 19e à 0,589 du 10e / 1,142 du leader
FP3 : 17e à 0,513 du 10e / 0,863 du leader
FP4 : 20e à 0,662 du 10e / 1,070 du leader
QP : 19e à 0,473 du 10e / 1,442 du leader
WUP : 22e à 1,484 du 10e / 2,215 du leader
COURSE (23 tours) : 18e à 10,224 du 10e / 27,128 du vainqueur

Son récit :

« En partant d’aussi loin au premier tour, tu perds beaucoup de temps, plus d’une seconde par tour. Mais j’ai pu me concentrer, et quand j’ai été seul j’ai pu faire mon rythme, qui a été assez proche de ceux de devant. Il y a des points à améliorer et je dois mieux comprendre la moto. Faire toute la course a été positif, je me sentais bien sur la moto et je sais où progresser. »

« Il était très important pour nous de faire des kilomètres. C’est intéressant d’avoir vu en course où je dois progresser, où j’étais fort. J’ai vu des choses positives et négatives. Je n’avais pas le rythme de ceux de devant, mais petit à petit, nous arriverons. Il s’agit de faire des kilomètres et comprendre la moto. Ce n’est rien de plus que de la confiance en la moto, rien de plus que ça. Je crois que la moto a beaucoup de potentiel, tu dois simplement la comprendre et la piloter comme il le faut. Je suis habitué à quelque chose de très différent, ce n’est pas facile de s’adapter ou faire un chrono. »

« J’ai utilisé les mêmes réglages qu’en FP4 donc je n’ai pas senti que je perdais de grip, c’est important. Au début je sentais que la moto avait beaucoup de potentiel, mais j’étais limité car j’avais beaucoup de pilotes devant, et comme c’est une moto nouvelle je ne savais pas jusqu’où je pouvais forcer. Mais à la mi-course je me suis senti bien, je roulais à l’aise, et à la fin j’étais compétitif. Maintenant il faut prendre toutes les informations de la course. L’équipe doit me comprendre, et moi les comprendre. Avec des sessions de 40 minutes il nous faut faire vite, c’est compliqué car tout le monde va vite, mais petit à petit nous allons y arriver, j’en suis sûr. »

« J’ai besoin de beaucoup progresser en entrée de virage, car je suis habitué à le faire d’une certaine manière et je dois la changer. Je n’ai pas encore la confiance pour le faire, mais ça viendra. J’ai bien senti le domaine de la traction, c’est très positif, et la durée de vie du pneumatique a été bonne durant toute la course, j’ai pu forcer jusqu’au dernier tour. Il y a des choses positives bien que ça n’ait pas été une course parfaite. »

« J’approche Misano comme Aragon, je ne me fixe aucun autre objectif que prendre des informations, faire des kilomètres et commencer à construire. C’est le plus important. Ce sera le but de toutes les prochaines courses ,construire et prendre des informations pour comprendre quoi faire, surtout de mon côté, pour être plus rapide. En course, par exemple, j’ai utilisé une moto très différente de celle que j’ai utilisée tout le week-end, juste pour essayer et chercher. J’ai trouvé des choses très positives et d’autres négatives, mais nous faisons une base pour le futur. »

Le résumé de la course ici, le classement du championnat de ce côté. Pour soutenir notre travail, c’est par là.

Les larmes du podium qu’Espargaro méritait tant

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