Au secours du GP du Qatar



La crise sanitaire et ses restrictions représentent un défi pour l’organisation du Grand Prix du Qatar, coup d’envoi de la saison de MotoGP prévu fin mars. Mais la Dorna, promoteur du championnat, fait tout pour le mener à bien.

Les projecteurs du circuit international de Losail s’allumeront-ils sur les 22 pilotes MotoGP, le 28 mars ?

Près d’un an après l’explosion de l’épidémie de Covid-19, et la mise en place des premières restrictions, l’entrée des étrangers au Qatar reste interdite. Des exceptions existent toutefois, sous couvert de délivrance d’une autorisation, comme cela doit être le cas pour les (environ) 1 500 personnes qui composent le paddock du championnat du monde de vitesse moto. Les deux premières épreuves de la saison 2021 doivent se tenir dans le riche émirat, les week-ends du 28 mars et du 4 avril.

Bien que munies d’autorisations, les étrangers doivent se plier à une quarantaine d’une semaine à l’hôtel, qui prend fin avec le passage d’un test de dépistage Covid-19 négatif. Ils doivent également être enregistrés sur la plateforme de traçage Ehteraz, activée à chaque sortie du domicile. Et garde à ceux qui essaieraient d’y échapper : « Le non-respect de ces mesures est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 200.000 riyals qatariens (environ 50.000€), et d’une peine d’emprisonnement de trois ans », explique le ministère français des Affaires étrangères.

Face aux multiples rebonds de l’épidémie – deuxième vague jamais terminée d’après certains, début de troisième vague post-Noël pour d’autres –, le Qatar a récemment prolongé les restrictions en vigueur sur son territoire. Au 3 février 2021, le pays est sur une moyenne de 365 cas détectés/jour sur 7 jours, pour une population totale d’environ 2,8 millions de personnes. On est loin du pic enregistré début juin (1 888 cas détectés/jour sur 7 jours, au 3 juin 2020). Mais les chiffres sont en hausse quasi-constante depuis le début de l’année.

Fabio Quartararo en pleine attaque au GP du Qatar, en 2019. La crise sanitaire a eu raison de l’épreuve l’année suivante 2020.

La survie des deux courses prévues à Losail est liée à l’évolution de cette situation, mais est aussi affaire de négociations. Et la Dorna collabore avec les autorités pour y parvenir. Plusieurs de nos confrères rapportent qu’un passe-droit a été obtenu pour permettre au paddock d’éviter la semaine de quarantaine. Au lieu de cela, les voyageurs devront présenter un test PCR négatif avant d’embarquer, puis effectuer un nouveau dépistage en arrivant. Ils seront confinés à l’hôtel durant les quelques heures que prendront l’arrivée des résultats, et pourront en sortir dès que le second test se sera révélé négatif.

Une fois cette étape franchie, la « bulle » du MotoGP mise en place en 2020 reprendra ses droits. Pilotes, employés des équipes et de l’organisation devront limiter leurs déplacements au strict nécessaire. Le paddock, toujours placé sous format réduit, sera soumis aux restrictions désormais devenues règles dans de nombreux pays – port du masque, distanciation physique, utilisation d’outils virtuels quand c’est possible, etc. Le PDG de la Dorna, Carmelo Ezpeleta, espère convaincre les autorités (pas seulement du Qatar, sinon de tous les pays à visiter) en démontrant que le système a fait ses preuves l’an dernier, et qu’il est possible d’organiser des Grands Prix dans des conditions sanitaires globalement sûres.

L’heure n’est pas nécessairement à l’optimisme, alors que les pilotes MotoGP devraient être en train de faire leurs valises pour la Malaisie, où les essais hivernaux qui y étaient prévus ont été annulés. Mais la Malaisie n’est pas le Qatar, et la situation évolue.

Tetsuta Nagashima, dernier vainqueur en date du Grand Prix du Qatar. Les catégories Moto3 et Moto2 avaient pu le disputer en 2020, car elles étaient déjà sur place pour un test au moment où l’épidémie a explosé.

Dernier mouvement de la Dorna en date, le test Moto2-Moto3 prévu à Jerez, en Espagne, a été déplacé au Qatar. Cette décision doit être comprise comme un renforcement de la sécurité sanitaire du début du championnat, et même sa sécurité tout court – au sens de pouvoir le faire. « Cet ajustement de calendrier a été décidé dans le but d’optimiser le programme de tests, tout en le rendant plus sûr, puisqu’il permettra de réduire les déplacements nécessaires et donc de garantir la tenue des deux premiers Grands Prix de l’année », précise le communiqué.

La pré-saison des trois catégories est donc désormais concentrée en un même pays, le Qatar, et un même lieu, le circuit de Losail. Ce-dernier accueillera les deux tests MotoGP (6-7 mars puis 10-11-12 mars), puis celui des Moto2-Moto3 (19-20-21 mars). L’idée est de réduire les risques de refus et les problèmes liés au déplacement des pilotes et équipes, en faisant arriver tout le monde sur place début/mi-mars, puis ne plus bouger avant avril. Et donc, in fine, de sauver les Grands Prix du Qatar et de Doha.

Essais hivernaux 2021 (MAJ 02/02) :
5 mars : Shakedown MotoGP Losail (Qatar)
6-7 mars : Test MotoGP Losail (Qatar)
10-11-12 mars : Test MotoGP Losail (Qatar)
19-20-21 mars : Test Moto2/Moto3 Losail (Qatar)

Calendrier 2021 (MAJ 22/01) :
28 mars : Losail (GP du Qatar) * course de nuit
4 avril : Losail 2 (GP de Doha) * course de nuit
18 avril : Portimao (GP du Portugal)
2 mai : Jerez (GP d’Espagne)
16 mai : Le Mans (GP de France)
30 mai : Mugello (GP d’Italie)
6 juin : Barcelone (GP de Catalogne)
20 juin : Sachsenring (GP d’Allemagne)
27 juin : Assen (GP des Pays-Bas)
11 juillet : KymiRing (GP de Finlande) ** en attente d’homologation
15 août : Spielberg (GP d’Autriche)
29 août : Silverstone (GP de Grande-Bretagne)
12 septembre : Aragon (GP d’Aragon)
19 septembre : Misano (GP de Saint-Marin)
3 octobre : Motegi (GP du Japon)
10 octobre : Buriram (GP de Thaïlande)
24 octobre : Phillip Island (GP d’Australie)
31 octobre : Sepang (GP de Malaisie)
14 novembre : Valence (GP de la Communauté valencienne)

Réserve :
Mandalika (GP d’Indonésie)

Reportés :
11 avril : Termas de Río Hondo (GP d’Argentine)
18 avril : Austin (GP des Amériques)

Le MotoGP à Brno, c’est fini (pour l’instant)

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