Austin, Miller (7e) : « Mir n’avait pas la place pour passer »



Touché par Joan Mir dans le dernier tour du Grand Prix des Amériques, Jack Miller fulminait contre son adversaire après l’arrivée. « Je protégeais la trajectoire, j’étais complètement à l’intérieur, il n’y avait pas la place pour passer. »

Jack Miller n’a pas réalisé la course attendue de lui à Austin, mais ça ne l’a pas empêché de se retrouver en page d’accueil de nombreux médias après l¡arrivée. Deux raisons à cela. La première : le fait qu’il ait laissé passer son coéquipier Francesco Bagnaia. La deuxième, sur laquelle nous reviendrons ici : l’incident avec Joan Mir.

Sixième à l’entame du dernier tour, l’Australien s’est fait attaquer par son rival espagnol dans le virage 16. Mais sa trajectoire était fermée, il n’y avait pas la place pour passer, et les deux hommes se sont touchés. Jack Miller a dû écarter, doublé par son opposant mais également par Enea Bastianini, qui a profité de l’action. Huitième au drapeau à damiers, il a finalement récupéré une place grâce à une pénalité infligée à Joan Mir.

Quelques secondes plus tard, les deux hommes se sont retrouvés dans le tour d’honneur pour s’expliquer. Joan Mir l’a attendu pour s’excuser, mais Jack Miller a laissé sa colère éclater. La scène a été captée par les caméras, et a depuis fait le tour des réseaux sociaux. Nous avons reporté la version de l’Espagnol (lire ici), voici celle de son adversaire, sans filtre :

« J’étais dans mon dernier tour, comme à Misano, et une fois de plus, on m’a touché et deux pilotes sont passés. La Direction de course a fait ce qu’elle a fait, il n’y a pas grand chose à en dire, c’est un incident récurrent. Mais de toute manière je n’aurais rien pu faire de différent, j’avais un peu de mal avec mon pneu avant. Je protégeais la trajectoire, j’étais complètement à l’intérieur, il n’y avait pas la place pour passer. »

« Je crois qu’il y a de meilleures façons d’aborder la situation, mais c’est comme ça qu’il veut piloter. Que chacun fasse son travail. La seule chose sur laquelle je puisse me concentrer, c’est le mien. J’ai besoin de travailler pour ne pas me retrouver dans cette situation en fin de course. Je dois être celui qui attaque, c’est le plus grand problème. »

« Ce n’est pas la première fois. Ici, Misano, Assen… La liste s’allonge. Chaque fois que je roule contre lui, je le retrouve à mes côtés. Je crois que je suis l’un des pilotes les plus propres de la grille, Je peux être agressif quand j’en ai besoin, mais j’essaie de ne pas donner de coups à celui que j’ai à côté de moi. J’essaie de doubler et d’être le plus propre possible. Parfois il y a des accidents, mais… Je ne sais pas, j’ai perdu le compte de combien de fois c’est arrivé cette saison. »

« La Direction de course décide de la punition qui lui plaît. À Misano, il s’est produit une chose très similaire entre Aegerter et Torres, mais Aegerter a reçu une pénalité de 30 secondes, quelque chose comme ça. En réalité, ce fut la quantité parfaite pour permettre à Torres de gagner le championnat. »

Les résultats de la course ici, le classement du championnat .

✪ GP-Inside continuera à vous informer grâce à vous, abonnés ! Soutenez-nous pour 2€/mois (25€/an), accédez à tous les avantages (intégralité du contenu, concours-cadeaux…), renforcez l’indépendance de notre petite équipe (100 % sans pub en Premium) et participez au succès d’un média moto à votre service. Merci ! Devenir Premium

Austin : Mir conteste sa pénalité

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email
S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires