Autriche, Binder (1er) : « C’était de la survie ! »



« Binder a montré qu’il avait des c***lles et mérite cette victoire », dixit Davide Tardozzi, de chez Ducati, à l’arrivée du Grand Prix d’Autriche. Loin d’être le favori, le pilote sud-africain s’est imposé au Red Bull Ring de Spielberg, ce dimanche, à l’issue d’une course folle.

La clé du succès : sa décision d’aller au bout de la course en pneus slicks alors qu’il pleuvait, pendant que tous les pilotes devant lui sont rentrés aux stands pour changer de moto (pneus pluie) dans les derniers tours.

Ce moment s’est produit juste avant d’entrer dans le 25e des 28 tours de course, alors que Brad Binder était sixième, quelques secondes derrière Francesco Bagnaia, Marc Marquez, Fabio Quartararo, Jorge Martin et Joan Mir. Ses sensations à l’arrière de sa moto n’étaient pas bonnes, ou en tout cas pas assez pour rattraper les leaders. « Quand j’ai vu les premières gouttes, j’ai réalisé que j’avais une chance de revenir sur le groupe de tête, raconte-t-il. J’ai décidé à la dernière minute, quand tout le groupe est rentré aux stands. À ce moment-là, il restait 4 tours, je devais essayer. »

Propulsé à la première place, le pilote KTM n’avait alors plus qu’une mission : rester sur ses roues, et aller le plus vite possible pour éviter le retour de ceux qui venaient de prendre les motos équipées de pneus pluie. Sauf que la pluie a redoublé d’intensité, et la situation est devenue critique. Illustration avec ses temps au tour : de 1’25.6, il est passé en 1’32.7, 1’34.4, 1’39.4 puis 1’50.3 pour finir. Assez pour contenir le retour de Francesco Bagnaia et Jorge Martin, deuxième et troisième.

« Rester en piste semblait une bonne idée et le premier tour était bien, puis les deux derniers, c’était autre chose. Les freins se sont refroidis, donc les pneus aussi, je ne pouvais même pas m’arrêter. J’ai vraiment galéré à rester en piste. Mais parfois il faut prendre le pari, aujourd’hui c’était le GP à domicile de KTM et ça a fonctionné. »

Vainqueur à Brno en août 2020, Brad Binder signe, un an plus tard, son deuxième succès en MotoGP. Une histoire totalement différente, mais un bonheur au moins aussi grand. « La première victoire est toujours spéciale, c’est arrivé vite pour moi, mais cette deuxième représentait un grand challenge. Ces dernières courses, j’ai réalisé que notre moto a un grand potentiel et que je devais travailler sur moi. Voir ton coéquipier devenir plus fort rend les choses plus faciles, car il peut beaucoup t’apprendre », glisse-t-il au sujet de Miguel Oliveira, vainqueur à Barcelone en juin dernier.

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diopzo
1 mois il y a

Et un dont on ne parle pas ; Marc Marquez .
Il a joué la gagne et n’a pas eu de réussite mais une chose est sûre , Marquez est de retour , qu’on se le dise

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