Autriche : Marquez a roulé sous infiltrations



À la lutte pour la victoire, Marc Marquez a livré une prestation de haut rang au Grand Prix d’Autriche. Rentré aux stands pour passer des pneus pluie à 4 tours de l’arrivée, il a ensuite chuté alors qu’il tentait de rattraper les leaders restés en pneus pluie. Le pilote Honda sauve le point de la 15e place. Sa situation physique reste délicate : il a dû avoir recours à des infiltrations pour rouler ce dimanche.

Gagner si c’était resté sec : « On ne le saura pas, mais je me sentais fort, avec de bonnes sensations. Pecco (Bagnaia) en avait sûrement aussi un peu plus. Avant qu’il pleuve, quand j’étais derrière lui, c’était un ‘déjà vu’ de 2019, je voyais quasiment le nom de Dovizioso sur la combinaison. Je ne sais pas comment ça aurait terminé, mais le podium aurait été un grand résultat. Je l’ai dit : on ne changera pas d’un jour à l’autre, de passer d’être mal à gagner des courses. C’est un processus, et c’est chaque fois plus proche. Les sensations sont chaque fois meilleures, c’est le plus important. »

Résultat final frustrant, mais… : « Un point. Ce serait idéal d’avoir la récompense, mais faire toute la course devant sur le sec donne plus de motivation que si ça avait été le contraire, souffrir sur le sec et faire un bon résultat avec le ‘flag to flag’. »

Prendre le risque de rester en piste plutôt que rentrer mettre les pneus pluie : « Je ne sais pas. C’est clair que quand on arrive de très bons résultats, la confiance est différente. C’est comme un attaquant de foot : quand il marque un but, d’un coup tous les buts rentrent. Nous avons besoin de finir (transformer l’essai, NDLR). Nous sommes chaque fois plus proches. Aujourd’hui ça s’est bien passé pour la stratégie mais je suis tombé. J’ai fait une erreur moi. L’important est la persistance, continuer à pousser et à se rapprocher chaque fois plus près. Ça change aussi beaucoup si tu joues le titre ou pas : tu te permets le luxe de prendre plus ou moins de risques. La stratégie d’aujourd’hui était la plus sûre, mais je n’ai pas su aller au bout. »

Diminué physiquement : « Je suis toujours sans comprendre, ni le kiné, ni moi, quel jour j’aurai mal, et quel jour non. Samedi je me sentais parfaitement bien ; aujourd’hui j’ai roulé avec des infiltrations parce que j’avais très mal au warm-up. Ça change selon les jours, les moments et les circuits. J’ai pris de l’enantyum et ça allait assez bien pour la course. Je ne ressentais pas beaucoup de douleur, mais de la fatigue. »

Au travail sur la Honda : « Pour la moto, il en manque encore. Sur ça, oui, on doit continuer à travailler. J’ai réussi à être là, mais pas comme je le voudrais. Comme je le voudrais, ce serait gérer la course moi, et nous ne sommes pas encore prêts pour ça. Nous avons essayé beaucoup de choses ces deux week-ends. J’ai fait la course précédente avec une moto différente ; sur celle d’aujourd’hui, j’ai demandé à ce qu’on me mette ce que j’aime, même si c’était un pas en arrière. Nous avons fait un compromis entre le nouveau et ce que nous utilisions cette saison. Je crois que nous avons fait un pas en avant, mais pas suffisant. »

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[…] ses médecins. À tel point que le 15 août dernier, il a disputé le Grand Prix d’Autriche sous infiltrations. Les éléments qui témoignent de ses difficultés ne manquent […]