Autriche, Morbidelli : « Quelqu’un doit payer pour cette erreur »



Franco Morbidelli se considère « très chanceux » de ne pas avoir été blessé dans son accident avec Johann Zarco, lors du Grand Prix d’Autriche. Il met en cause le pilotage du Français, en dépit de ses explications.

Johann Zarco qui passe Franco Morbidelli à l’entame du 9e tour, l’avant de la Yamaha qui entre en contact avec l’arrière de la Ducati à plus de 200 km/h, les deux hommes éjectés au sol, les motos qui continuent leur route et s’écrasent en passant à quelques centimètres de Valentino Rossi et Maverick Viñales, l’Italien qui rentre aux stands choqué par l’incident : ces images resteront comme les plus marquantes du Grand Prix d’Autriche 2020.

Un accident effrayant au final miraculeux, car personne n’en sort gravement touché. Johann Zarco a quelques brûlures mais va bien, tandis que Franco Morbidelli n’a « aucune blessure majeure », malgré des douleurs à la main droite, l’épaule et la tête. Il a déjà été déclaré apte pour le Grand Prix de Styrie, qui débute ce vendredi. « J’ai un peu mal mais tout va bien », a-t-il rassuré.

« C’était une chute étrange parce que Johann m’a doublé dans la ligne droite puis a changé sa trajectoire au freinage. Avec le changement de trajectoire et l’aspiration je n’avais nulle part où aller, c’était impossible pour moi de l’éviter », explique le pilote Yamaha, qui venait de perdre sa 8e place au moment où il est tombé. Sa course de Spielberg s’achève sur un résultat blanc, mais l’essentiel est ailleurs : « Après avoir vu les images du crash, je crois que c’est bien de pouvoir m’en sortir comme ça. Je me considère très chanceux. »

Analyser et comprendre ce qu’il s’est passé va demander du temps, de la patience et du recul. Nul doute que ses premiers mots envers Johann Zarco – « un demi-assassin » –, dimanche après-midi, ont été prononcés à chaud. L’Italien accusait son adversaire d’avoir eu un comportement dangereux en changeant de ligne et en freinant sous son nez à plus de 300 km/h, pour l’empêcher de repasser. Le Français s’est expliqué avec lui, assurant que telle n’avait pas été son intention.

La tension est retombée, mais Franco Morbidelli persiste et signe : Johann Zarco a fait une erreur et est responsable. Il l’a fait comprendre ce lundi via des commentaires envoyés sur Twitter. Son premier est une réponse ironique à une personne qui affirme que la trajectoire de Johann Zarco était bonne, pas la sienne. « Il a pris une bonne trajectoire », écrit-il d’un air interrogateur.

Sa pensée se fait ensuite plus précise, et, à l’égal de Valentino Rossi, il semble attendre qu’une sanction tombe, ou qu’une mesure en relation avec l’accident soit prise. « Nous allons en parler jeudi. Je pense que chaque fois que deux pilotes chutent, c’est courant d’appeler ça ‘incident de course’ et dire que la situation est réglée… Mais cet ‘incident de course’ est arrivé à 310 km/h. C’est une grande chance d’être en un seul morceau, mais quelqu’un doit payer pour cette erreur. » « Vous pouvez poussez et être à la limite ! Mais si au lieu de faire ça vous faites une erreur, vous payez », ajoute-t-il plus tard, en réponse à un autre commentaire, où il lui est demandé si cela signifie que les pilotes doivent arrêter d’être à la limite.

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