Autriche : Petrucci défend Zarco, « la seule chose à faire est changer le tracé »



Danilo Petrucci ne « pense pas que quelqu’un soit à blâmer » dans l’accrochage Johann Zarco-Franco Morbidelli. Il rejoint les pilotes qui interrogent la sécurité de la partie du circuit où l’accident s’est produit.

L’accrochage entre Johann Zarco et Franco Morbidelli, événement marquant du Grand Prix d’Autriche, n’a pas fini de faire parler de lui. Faut-il mettre la responsabilité de l’accident sur le dos du Français, coupable, selon plusieurs pilotes, d’avoir effectué une manoeuvre dangereuse à un endroit où il faut redoubler de prudence ?

Attaqué, le pilote Ducati dément l’explication selon laquelle il aurait freiné sous le nez de Franco Morbidelli et gêné sa trajectoire pour défendre sa position, alors qu’ils arrivent à plus de 300 km/h. Son équipe affirme d’ailleurs que ses données le disculpent : lors de l’accident, Johann Zarco a freiné plus tard que d’habitude.

Parmi ceux qui n’enfoncent pas le tricolore, on trouve Danilo Petrucci, qui « pense pas que quelqu’un soit à blâmer ». L’Italien estime que l’incident a à voir avec la dangerosité de ce troisième virage : les pilotes y arrivent à très grande vitesse et doivent effectuer un mouvement vers la gauche, tout en préparant un virage serré qui part sur la droite. En termes de vitesse, on passe de plus de 300 km/h (ligne droite) à environ 60 km/h (virage).

« C’est un endroit dangereux : on y arrive à plus de 320 km/h et on freine alors que la moto est penchée à gauche, alors que le virage qui suit est un droit. On est penchés à gauche, peut-être à 45 ou 50 degrés, le genou touche presque l’asphalte et on ne peut pas freiner fort tout de suite, explique Danilo Petrucci. Il y a des pilotes qui prennent plus de risques et freinent fort au début du virage, et d’autres qui attendent que la moto se relève puis freinent plus fort. Il y a beaucoup de trajectoires et chaque moto freine d’une manière différente, comme on peut le voir à partir des données. Je pense que la seule chose à faire serait de changer un peu le tracé. »

Un autre pilote Ducati, Michele Pirro, estime aussi qu’il ne faut pas enfoncer Johann Zarco. D’après lui, il s’agit d’une « erreur involontaire ». « Il a peut-être mal calculé le freinage, mais cela aurait pu arriver à n’importe qui », assure le pilote d’essai, wild-card au Grand Prix d’Autriche pour remplacer Francesco Bagnaia.

La sécurité du circuit de Spielberg interrogée par les pilotes

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