Bayle : « L’échec permet d’apprendre »



Jean-Michel Bayle a passé près de 4 mois aux côtés de Johann Zarco. Appelé par le tricolore pour l’aider dans son aventure KTM, l’ancien pilote explique à Speedweek les exigences de la compétition à un tel niveau.

« Les gens ne réalisent pas à quel point le travail d’un pilote MotoGP est difficile. Ils pensent qu’il suffit de monter sur une moto, d’accélérer et de freiner… Ce n’est pas vrai, parce que si c’était le cas, tout le monde le ferait, pointe Jean-Michel Bayle, qui a disputé 82 Grands Prix dans sa carrière. Cela exige beaucoup de vous, à commencer par le talent pour faire de la moto – ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Vous avez besoin d’une grande discipline, d’une immense confiance en soi. »

C’est dans ces zones là aue se fait la différence entre les grands et les très grands. « Ce qui est intéressant, c’est pourquoi certains coureurs sont très forts et d’autres ne le sont pas, même s’ils ont le même talent. C’est le plus haut niveau du sport, et tout ce qui se passe au plus haut niveau est une quête de perfection. Cette quête de la perfection ne se produit pas seulement lorsque le pilote est assis sur la moto. Il s’agit aussi de sa préparation, de son approche, du travail qu’il fait avant, des gens qu’il a autour de lui. Tout cela forme un ensemble, et cet ensemble est efficace ou non. »

JMB a aussi eu l’occasion de revenir sur son arrivée auprès de Johann Zarco. Il a d’abord observé, analysé, puis s’est mis à travailler. Mais ce n’est pas parce qu’il entre dans le box KTM du jour au lendemain que la magie opère, non. « De toute évidence, vous ne voyez pas le résultat après une semaine. Il faut du temps pour que tout s’organise, la confiance, le travail… »

L’un des moments critiques fut le Grand Prix des Pays-Bas, où Johann Zarco a abandonné car il ne parvenait plus à mener sa KTM. « Assen fut bien sûr une grande déception. Pour un pilote, c’est un sentiment d’échec que de s’arrêter sans avoir de problème technique avec la moto. Mais en même temps, le départ de sa course avait été bon, l’un de ses meilleurs. Il était parti de la 17e place et était 10e, alors il avait déjà rattrapé sept places. Cela ne s’était jamais produit depuis qu’il avait grimpé sur la KTM. C’était positif. »

Et c’est justement pour dégager des éléments positifs que JMB aidait le pilote français. « Parce que mon travail consiste aussi à souligner ce qui est positif pour renforcer la confiance, et à analyser ce qui est négatif, tirer les conclusions et les mettre de côté. Cela nous a conduit à faire des tests sur la condition physique de Johann, par exemple. Nous avons donc mis de côté les aspects négatifs et utilisé la situation pour essayer de l’améliorer. L’échec est aussi intéressant parce qu’on en apprend beaucoup. »

Bayle – Zarco : « On travaille et il y a des progrès »

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