Bonheur, tendinites, holeshot device : Quartararo à l’arrivée du GP de Doha



Vainqueur du Grand Prix de Doha, Fabio Quartararo est allé s’imposer malgré une tendinite au bras droit, ainsi qu’il l’a raconté à Jorge Martin à la descente du podium. À son retour dans le box, il a laissé parler sa joie, sans manquer de rappeler à Yamaha qu’il attend un nouveau système de holeshot.

Après les images du dimanche viennent celles, la semaine suivant une course MotoGP, de la série « Unseen » (« Pas vu »), qui vous emmènent dans les coulisses du championnat. Il y a toujours des choses à y apprendre, et celles du Grand Prix de Doha n’ont pas dérogé à la règle.

L’épisode consacré à Johann Zarco montre notamment que chez Ducati, Gigi Dall’Igna est convaincu que le tricolore aurait pu s’imposer s’il avait réussi à suivre Fabio Quartararo sans buter sur Jorge Martin. Nous vous l’avons raconté ici.

Mais pour cette deuxième épreuve au circuit de Losail, c’est double-ration de « Unseen ». Et le deuxième épisode tourne autour de la personne de Fabio Quartararo.

De la ligne d’arrivée au parc fermé, Fabio Quartararo laisse éclater sa joie, à l’issue de la victoire la plus mature et construite de sa carrière. Puis vient le moment de commenter sa course auprès des siens. « J’ai un mal de bras… », souligne-t-il d’abord au sujet d’une tendinite qui le fait souffrir – d’où les bandelettes rouges aperçues tout au long du week-end. « T’as vu comment j’ai doublé Martin ? » « Tu lui as tapé la jambe, non ? », lui répond-on. À ce moment-là arrive justement Jorge Martin pour féliciter le vainqueur du jour.

À la descente du podium, le patron de la Dorna, Carmelo Ezpeleta, fait savoir aux trois lauréats que ce Grand Prix de Doha est le plus serré de l’histoire. « À 8 secondes du premier ! Oliveira, qui a fini 15e, est à 8 secondes », indique-t-il en français. « Tu parle un peu français ? », sourit alors Fabio Quartararo à Jorge Martin. « Un petit peu », lui dit-il.

« Merci beaucoup, c’était bien. Je poussais… Course très longue, très longue. Il faut enlever des tours, j’irai le dire à la commission de sécurité ! », plaisante Jorge Martin auprès de Carmelo Ezpeleta. « C’était long, lui confirme Fabio Quartararo. Je me suis fait une frayeur quand j’ai tapé un morceau de la moto de Petrucci dans le dernier tour. »

Suite de la conversation, avec la parole à Jorge Martin en premier lieu :

– P*tain à un moment on s’est touchés, au freinage ! Je t’ai passé à 4 tours de la fin et j’ai sorti la jambe.
– Ah oui, au virage 4 !
– J’ai sorti le pied et boom, j’ai fait comme ça (il mime les gestes).
– Quand tu sors le pied…
– Je le sors beaucoup oui.
– Fais attention avec ça.
– Un jour vous allez me le casser.
– Et dans le dernier tour j’ai fait 1’55.1, et j’ai fait des erreurs hein !
– J’ai fait 1’55.9 mais il (Johann Zarco, NDLR) m’a quand même doublé.
– J’avais mal au bras… Pas le syndrome des loges, je me suis fait une tendinite à la course précédente et c’est revenu.

De retour dans le box, Fabio Quartararo reçoit les félicitations du team Monster Energy Yamaha MotoGP. Tous se congratulent, et le Français prend dans ses bras Takahiro Sumi, chef du projet Yamaha en MotoGP. « Sumi San, merci beaucoup ! », lui dit-il. Avant de lui dire, sourire aux lèvres : « Il ne manque qu’une chose, le device à l’avant et là on… ».

Ce device dont parle le Niçois, c’est le fameux dispositif de départ utilisé par d’autres marques, notamment Ducati, où l’avant et l’arrière sont simultanément abaissés. Chez Yamaha, il n’est pour l’instant possible de baisser au sol qu’une seule des deux parties de la moto. Les pilotes attendent des évolutions pour pouvoir effectuer de meilleurs envols.

« Si tu avais été derrière Quartararo, je crois que… » : Dall’Igna à Zarco au retour au box

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email
S’abonner
Notifier de
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments