Brno : « Inquiet », Dovi va étudier les données de Zarco



« Rien ne fonctionne », déplore Andrea Dovizioso après sa 11e place au Grand Prix de République-Tchèque. L’Italien essaie de garder son calme et va étudier les données de Francesco Bagnaia à Jerez et Johann Zarco à Brno, pour comprendre ce qu’il ne va pas dans son pilotage de la Ducati.

« Ici nous aurions dû botter les fesses de tout le monde et nous finissons 11e. » Andrea Dovizioso n’y est pas allé par quatre chemins au sortir de la course de Brno. L’Italien n’a jamais été compétitif du week-end, sur un tracé où il s’attendait à être fort, puisque favorable à la Ducati. Il y avait d’ailleurs gagné en 2018 et terminé 2e en 2019.

Cette fois, DesmoDovi ne s’est montré devant ni aux essais libres (13e), ni en qualification (18e, la pire de sa carrière), ni en course (11e). Il a passé les 41 minutes de l’épreuve hors du top-10, termine à 16 secondes du vainqueur et n’est que le troisième pilote Ducati à l’arrivée, derrière Johann Zarco (3e) et Jack Miller (9e). À la régulière, il n’avait plus enregistré un aussi mauvais résultat depuis le Grand Prix d’Australie 2017.

« Nous essayons de rester calmes et étudier les données, parce que cette approche paie toujours », indiquait Andrea Dovizioso à l’arrivée. Dans son malheur, il souligne qu’au moins deux pilotes Ducati ont été rapides ces dernières semaines : Francesco Bagnaia et Johann Zarco. C’est sur eux qu’il va s’appuyer.

« Pecco était fort à Jerez et Zarco à Brno, donc étudions leur données et essayons de comprendre. Les pilotes Ducati qui sont forts aujourd’hui, Pecco et Johann, utilisent un réglage complètement différent que celui que nous avions l’habitude d’utiliser. Même dans leur façon de piloter, ils font les choses différemment. Je vais étudier leurs données. »

S’il a besoin de faire ce travail, c’est parce qu’Andrea Dovizioso se sent perdu sur la Desmosedici . Il fait les mêmes choses qu’avant mais n’a plus du tout les mêmes sensations, ni la même vitesse. Ses points forts sont devenus ses points faibles, et la courbe de progression de Ducati semble s’être stoppée pour lui.

« J’ai quelques idées mais nous devons étudier les données récupérées ici. C’est la deuxième fois qu’un pilote Ducati qui utilise un réglage différent et a un style différent finit devant nous ou va plus vite. Je veux bien lire les données pour confirmer mes idées. Tout ce que nous avons fait pendant les tests et durant ces courses, toutes les modifications de la moto, sont le fruit de l’expérience de ces trois dernières années, où nous avons obtenu de bons résultats. Nous avons beaucoup changé la moto ces dernières années, nous avons obtenu les résultats que nous voulions, nous avons progressé dans beaucoup de domaines. Mais maintenant rien ne fonctionne et c’est le point étrange. »

« C’est inacceptable pour moi de perdre du temps au freinage, j’ai toujours été le meilleur dans ce domaine, alors que maintenant je compare mes tours avec ceux de Pecco à Jerez et de Zarco ici, je vois que je perds dixième après dixième au freinage. C’est inacceptable. Je pousse la moto à la limite et ça ne marche pas. Nous sommes lents en sortie de virage et pas efficaces au freinage, et ce sont les deux endroits où nous étions rapides dans le passé, donc nous sommes inquiets. »

« Avant nous regardions les données, et en nous basant là-dessus nous faisions les changements qui fonctionnaient. Maintenant nous faisons pareil et cela ne marche pas. Avoir cette confirmation ici, après Jerez, confirme que nous n’avons pas la situation sous contrôle. »

Johann Zarco propose comme hypothèse le fait que n’ayant pas connu la Ducati avec d’autres pneumatiques que les nouveaux Michelin, il n’a pas les sensations du passé et donc pas d’autres réflexes ou habitudes que ceux de la monte de cette année. Andrea Dovizioso valide les propos du Français.

« Oui, ce que dit Zarco a du sens. Tous les changements que nous faisons ne fonctionnent pas, nous n’avons jamais vraiment été rapides, sauf aux tests du Qatar et seulement en rythme de coure. Nous n’avons jamais été compétitifs dans une autre situation. L’expérience des trois dernières années compte beaucoup, car on tend à essayer des choses qui fonctionnaient dans le passé. C’est probablement ce qui nous a limité, maintenant rien ne marche. »

« Jack, Danilo et moi avons beaucoup d’expérience avec cette moto et nous avons plus ou moins les mêmes problèmes. Pecco et Zarco ont moins d’expériene et je pense que c’est pourquoi ils sont meilleurs que nous, parce qu’ils n’ont pas une ‘mauvaise’ base à partir de laquelle commencer. Je ne suis pas du genre à dire : je roule comme ça et vous devez faire quelque chose pour moi. Je sais comment m’adapter, je l’ai toujours fait. Mais pour le moment nous devons encore comprendre ce qui ne marche vraiment pas. Nous allons travailler dur car la situation est instable pour tout le monde. Nous avons fait beaucoup de changemnts, beaucoup trop en 2020, mais ils ne donnent pas les réponses que nous aurions attendu. Ces dernière années nous avons toujours progressé, là nous ne pouvons pas et c’est le problème. Si nous ne comprenons pas comment exploiter nos forces, je ne sais pas vers quoi nous allons. »

Il n’achète cependant pas l’explication qui voudrait que Johann Zarco s’en sorte mieux parce qu’il a une GP19 au point, tandis que les autres ont une GP20. D’après lui, les deux machines sont semblables. Et le fait que Francesco Bagnaia a une GP20 ne l’a pas empêché d’être compétitif à Jerez, où il était deuxième avant de casser son moteur.

« Les motos de 2019 et 2020 sont très similaires. Ce serait bien si c’était le problème. Le problème est le pneu Michelin. Nous modifions beaucoup de choses, j’utilise un style différent, mais cela ne fonctionne toujours pas. Je dois travailler sur les réglages de la moto, je ne suis pas du genre à utiliser des excuses, mais regardez mes données pour comprendre combien de fois j’ai perdu l’avant. Cela signifie que je suis à la limite, et si cela me marche pas, je dois travailler d’une autre manière. Quand le pneu arrière se détériore comme pour tout le monde et que vous êtes aussi forcé de freiner en milieu de virage, vous finissez 11e. »

L’heure est donc au travail et à l’analyse dans le clan du vice-champion du monde. « Peut-être que jeudi, en Autriche, avant le début du week-end, j’aurai plus de réponses », espère-t-il. Il y est attendu au tournant, puisqu’il reste sur 4 podiums consécutifs – dont 2 victoires – au Red Bull Ring de Spielberg.

Championnat MotoGP après le GP de République-Tchèque : 1. Quartararo 59 pts, 2. Viñales 42 (-17), 3. Morbidelli 31 (-28), 4. Dovizioso 31 (-28), 5. Binder 28 (-31), 6. Zarco 28 (-31), 7. Rossi 27 (-32), 8. Nakagami 27 (-32), 9. Miller 20 (-39), 10. Rins 19 (-40)…

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