Catalogne, Quartararo : « C’était drapeau noir », mais désaccord avec la première pénalité



Au lendemain du Grand Prix de Catalogne, Fabio Quartararo a reconnu qu’il aurait dû recevoir un drapeau noir par mesure de sécurité quand sa combinaison s’est ouverte. En revanche, il conteste la première pénalité reçue parce qu’il a perdu du temps en coupant la première chicane, pour récupérer une grosse chaleur.

Fallait-il arrêter Fabio Quartararo quand sa combinaison s’est ouverte, à 5 tours de l’arrivée du Grand Prix de Catalogne ? Oui, ont dit plusieurs pilotes après l’arrivée, estimant qu’un drapeau noir était justifié pour des raisons de sécurité. C’est aussi le point de vue du principal intéressé.

« En premier lieu, maintenant que l’histoire est terminée, je pense qu’en regardant ce qu’il s’est passé je peux être content, a-t-il expliqué lundi soir, à l’issue du test organisé sur le circuit barcelonais. C’est difficile à admettre mais oui, c’était drapeau noir. C’est vrai que je me suis mis en danger, et après ce qui est arrivé la semaine dernière (avec Jason Dupasquier, NDLR), cela aurait été la chose correcte à faire. Mais j’ai eu de la chance. »

Par conséquent, et comme nous l’écrivions quelques heures après les faits, si la mission de la Direction de course est de protéger les pilotes, alors elle a failli, puisqu’aucun drapeau noir n’a été présenté à Fabio Quartararo. En revanche, le Français a été pénalisé de 3 secondes cinq heures après l’arrivée. Une sanction discutable et discutée, tant pour le timing que pour la forme avec laquelle elle a été prise.

Il s’agissait là de la deuxième infligée à Fabio Quartararo, puisque 3 secondes avaient déjà été retirées à son temps de course. La raison : avoir tiré tout-droit dans la première chicane du circuit, à l’entame du 22e tour. Le pilote Yamaha y a été contraint car il s’est manqué et a failli chuter au moment où Johann Zarco l’a doublé. Il n’a rien gagné dans l’affaire, et a même perdu du temps. Mais pas assez d’après la Direction de course. Ce qu’il conteste.

« Je n’ai pas coupé la chicane parce que je voulais gagner du temps, c’est parce que j’ai perdu l’avant et presque chuté. Je suis passé plus lentement que d’habitude, donc ce n’était pas un raccourci », détaille-t-il

« La seule pénalité avec laquelle je ne suis pas d’accord est celle de la chicane, parce que j’ai perdu 7 dixièmes. Si j’avais perdu une seconde, je n’aurais pas été pénalisé. Mais comment puis-je savoir sur la moto que je n’ai perdu que 7 dixièmes et pas une seconde ? C’était un peu stupide, mais j’admets la deuxième pénalité. J’étais bien sûr furieux, mais c’est mieux ça que zéro point. »

Les décisions des commissaires soulèvent de multiples polémiques depuis plusieurs Grands Prix, et la quasi-totalité des pilotes est en désaccord. Fabio Quartararo en fait partie. Et donne comme exemple la fin du Grand Prix d’Italie, quand Miguel Oliveira et Joan Mir ont chacun perdu une place pour être sortis dans la partie verte du circuit, dans le dernier tour de la course. Heureusement pour eux, ils n’ont fait que s’échanger leur position.

« Plus il y a de sécurité, mieux c’est. Mais nous allons vers des choses que je n’aime pas vraiment, comme Mir et Oliveira dans le dernier tour au Mugello. Ils ont dépassé les limites de la piste, oui, mais c’était à la fin du vibreur, pas à l’extérieur du vibreur, ils n’ont même rien gagné. »

« Pour moi, les règles deviennent chaque fois plus strictes et nous ne pouvons pas toujours être précis, nous faisons des erreurs. Cela retire la partie amusante du show. Nous ne sommes pas des robots et quelques erreurs par les pilotes devraient être permises, surtout quand il faut faire 24 tours à la limite », demande Fabio Quartararo, qui souhaiterait une meilleure compréhension de ces situations de la part des commissaires. Il n’est pas le seul.

Au-delà des pénalités, la démonstration de force

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Pajneeb
15 jours il y a

C’est aberant que la direction de course soit si nul !!!!
Dans ce cas là, tout les pilotes qui sortent de la piste doivent prendre 3 secondes !!!
Des incapables et après ils font la pluie et le beau temps, on est tombé bien bas en moto gp !!!!

[…] concerne l’épisode de la combinaison qui s’est ouverte. La majorité des pilotes, y compris Fabio Quartararo, estime qu’il aurait fallu présenter un drapeau noir et arrêter sa course, […]

Riton
14 jours il y a

Si la direction de course s’est une nouvelle fois distinguée par son incompétence, on peut quand même se demander si le team Yamaha tient à la vie de ses pilotes. Rien ne les empéchait de mettre le panneau « Box » pour que tout rentre dans l’ordre, le championat semble être au dessus de la sécurité de leur champion…

Paul OTTEN
13 jours il y a
Reply to  Riton

Et Quartararo aurait pu, de sa propre initiative, rentre au box pour remettre son cuir en état !!!

Fabienne Dailleurs
13 jours il y a

http://chng.it/8gwJxkHxLq UNE PÉTITION A ÉTÉ LANCÉE POUR DEMANDER L’ANNULATION DE TOUTES PÉNALITÉS. MERCI DE SIGNER ET DE PARTAGER EN MASSE.

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