De malade à podium, l’hommage à Rossi : l’incroyable dimanche de Jorge Martin



Jorge Martin a été l’un des héros du Grand Prix de Valence. Malade ce dimanche, le pilote Pramac est allé jusqu’à penser déclarer forfait, avant de trouver les ressources de faire la course. Il termine deuxième, s’adjuge le titre de meilleur rookie de l’année, et s’affirme comme l’un des hommes à suivre en 2022. Il s’émeut sur DAZN d’avoir participé au dernier round de son idole Valentino Rossi. 

Une nuit presque blanche : « Ce fut l’épreuve la plus dure d’un week-end de course. Samedi, quand je suis revenu de dîner, j’avais très mal au ventre et je ne pouvais pas dormir. Quelque chose m’a fait me sentir mal et j’ai passé 4-5 heures à vomir sans pouvoir dormir. À 4h du matin j’ai réussi à contacter mon père, qui m’a apporté des médicaments ; j’ai pu dormir 2-3 heures, plus une après le warm-up. Je ne sais pas ce que j’aurais fait en ayant bien dormi, car je me suis senti très faible, surtout avant la course. Pendant la course j’ai trouvé mon rythme très bon, j’ai su gérer les pneus et je roulais à l’aise. J’ai beaucoup souffert dans les derniers tours car j’avais Jack derrière, mais je suis très content de finir l’année ainsi. »

Heureux d’être deuxième malgré le leadership d’une partie de la course : « Plus passaient les tours, plus je voyais le podium proche. Je savais que la victoire n’était pas entre mes mains car Pecco était plus fort que moi. Mais c’est une épreuve de plus, et je me montre à moi-même une force mentale qui ne semble pas être de cette planète, car ce dimanche, j’ai même considéré l’option de ne pas rouler. Mais au final j’ai pensé que je devais le faire pour être au moins dans le tour d’honneur (avec Rossi). J’ai réussi à mener 15 tours, j’ai contenu Pecco jusqu’à la fin dans une course rapide. Je suis très content et motivé pour le futur, car j’ai tenu tête aux pilotes officiels qui ont cette moto depuis plusieurs années. Cela me prouve à moi-même que j’ai beaucoup de potentiel. »

Rookie de l’année devant Enea Bastianini : « Être rookie de l’année est une reconnaissance que j’ai beaucoup cherchée. Je ne voulais pas lui donner d’importance pour ne pas me mettre de pression, mais c’est clair que c’était l’objectif dès le début de la saison, malgré avoir manqué beaucoup de courses. Je veux remercier ma famille, les docteurs, mon grand-père qui me donne cette force, et l’équipe qui a fait un travail incroyable. Il nous reste à faire le test et on s’en va tous à Punta Cana. »

Jouer le titre en 2022 : « C’est difficile à dire car il y a beaucoup de courses où j’aurai du mal, et il faut être constant. C’est vrai que j’ai été compétitif sur plus de la moitié des courses cette année, mais il faut l’être tout le temps. Je crois que nous pourrons nous battre pour de grandes choses, je ne sais pas si ce sera le titre, mais l’objectif doit être le top-5 et si je peux être là, alors nous pourrons nous battre pour de belles choses. »

Les adieux de Valentino Rossi : « C’est triste, mais je retiens que j’ai été le premier à le prendre dans mes bras à la fin de la course. J’ai été le premier à le voir finir sa dernière course et je me souviendrai de ça toute ma vie. Il nous laisse un héritage presque impossible à égaler, il a créé une école, il a donné à ce sport une magnitude que personne n’avait réussi à faire avant. Il nous laisse ça et il nous faut maintenant régaler ses fans, qui doivent trouver quelqu’un d’autre à suivre. »

Martin se positionne déjà pour 2023

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