Dix bonnes raisons de suivre le WSBK de Jerez



GP-Inside passe le week-end au circuit de Jerez-Angel Nieto, au rendez-vous du championnat du monde Superbike 2021. Il s’agit de la dixième épreuve de la saison. Voici donc dix bonnes raisons de la suivre.

– Le duel Rea-Razgatlioglu. La lutte pour le titre de champion du monde n’avait plus été aussi intense et serrée depuis des années. Le sextuple champion du monde Jonathan Rea a trouvé un adversaire à sa taille en la personne de Toprak Razgatlioglu, et les affrontements entre les deux hommes s’enchaînent les uns après les autres. 27 manches disputées, 12 encore à terminer, un petit point d’écart : attendez-vous à l’une des fins de saison les plus épiques de l’histoire de la catégorie.

– Le retour de Loris Baz. Parti aux États-Unis disputer le championnat national, Loris Baz est rentré un peu plus tôt que prévu. Le Français a été appelé pour remplacer Chaz Davies, blessé, sur la Ducati du Team GoEleven. Ce sera sa première en WorldSBK depuis la finale de la saison 2020, à Estoril, le 18 octobre dernier.

– La charge de Ducati. Les deux dernières manches en date, à Barcelone, ont été remportées par deux pilotes Ducati, Scott Redding puis Michael Ruben Rinaldi. La firme italienne s’est relancée dans la course au titre de meilleur constructeur, doublant Kawasaki pour le compte de la deuxième place. Un point la sépare désormais de Yamaha, toujours en tête. Yamaha 424, Ducati 423, Kawasaki 412 : chez les marques aussi, ça s’annonce serré jusqu’au bout.

– Les progrès de Chris Ponsson. 6 unités à Most, 4 en Navarre, 7 à Magny-Cours, 4 à Barcelone : après dés débuts compliqués, Christophe Ponsson se fait une place dans la zone des points. Il a réalisé l’une des plus belles courses de sa carrière en deuxième manche à Magny-Cours (12e), début septembre, avant d’obtenir son meilleur résultat lors du sprint de Barcelone (9e), samedi dernier. Sur la pente ascendante, le Français pourrait à nouveau roder autour du top-10 en Andalousie.

– La dernière chance de rattraper Aegerter (?). Avec 45 points d’avance sur Steven Odendaal, Dominique Aegerter est en route pour le titre de champion du monde Supersport. Le Suisse n’a pas de balle de match ce week-end, mais de nouvelles victoires tueraient probablement le (peu de) suspense qui reste encore. Son adversaire sud-africain doit tout tenter pour gagner ce week-end.

– La VR46 au GMT94 : Andy Verdoïa blessé, l’équipe française GMT94 a dû lui trouver un remplaçant ; ce sera Stefano Manzi, membre de la VR46 Riders Academy. Son nom s’ajoute à la liste des pilotes Moto2 qui se retrouvent sur la grille Supersport. Reste à voir si, comme Andrea Locatelli, Dominique Aegerter ou encore Jules Cluzel, il fera partie de ceux qui sortent gagnants de cette transition Grands Prix – WorldSSP.

– Kenan Sofuoglu en piste. Le quintuple champion du monde Supersport Kenan Sofuoglu sera l’une des attractions du vendredi. Le Turc disputera la première journée de compétition, donc les deux premières séances d’essais, au guidon de la Kawasaki ZX- R du team Puccetti. Une participation organisée afin de marquer le changement d’ère attendu dans la catégorie, avec l’ajout de modèles à la liste des motos autorisées à partir de 2022.

– Une météo incertaine. Mardi, les prévisions météorologiques annonçaient un week-end orageux en Andalousie. Ce jeudi, les sites spécialisés évaluaient les risques de pluie comme étant faibles. Comme cela s’observe à différents endroits d’Europe ces dernières semaines, la météo change et atteint des niveaux d’incertitude élevés. Or, quelques degrés en plus ou en moins par rapport à ce qui a été préparé aux essais, quelques averses sur le circuit, et la hiérarchie peut en être complètement bouleversée.

– Un titre peut être décerné. Trois pilotes peuvent encore mathématiquement reprendre Adrian Huertas en Supersport 300 : Tom Booth-Amos (-43), Jeffrey Buis (-65) et Samuel Di Sora (-88). L’Espagnol a l’occasion de plier la partie à Jerez, s’il repart d’Andalousie avec plus de 50 points d’avance sur son dauphin.

– … Et tant d’autres choses : La quête d’une première victoire pour le coupe Honda-Alvaro Bautista, des rookies impressionnants avec Andrea Locatelli ou Axel Bassani, Jules Cluzel de retour après son forfait à Barcelone, le Français Lucas Mahias qui essaiera de relever la pente après une période délicate ; dix bonnes raisons, ce sont en réalité bien peu par rapport à l’intérêt du week-end.

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[…] Dix bonnes raisons de suivre le WSBK de Jerez […]

[…] En piste pour la journée, Kenan Sofuoglu a été tout sauf ridicule. Le quintuple champion du monde Supersport, qui n’avait plus roulé dans la catégorie depuis juin 2018, s’est rapidement mis dans le bain. Il réalise le septième meilleur temps, à moins d’une demi-seconde du troisième. Sa participation, organisée afin de marquer le changement d’ère attendu dans la catégorie (ajout de modèles à la liste des motos autorisées à partir de 2022), s’arrête cependant là. Le Turc ne prendra pas part au programme du samedi, mais sa prestation aura marqué les esprits. […]