Dovizioso en GP : 20 ans, 20 photos



Andrea Dovizioso ne sera pas au départ du championnat du monde de vitesse moto 2021, après près de vingt ans passés en GP. Vingt ans résumés en vingt photos.

2001 (RCGM Rubicone Corse – 125cc). Andrea Dovizioso participe à son premier Grand Prix le 3 juin 2001 à l’âge de 15 ans, 2 mois et 11 jours. Engagé en wild-card au Mugello (Italie), il pilote l’Aprilia RS125 de l’équipe RCGM Rubicone Corse, mais abandonne à 8 tours de l’arrivée. Seulement partie remise pour l’adolescent de Forlimpopoli, sacré champion d’Europe 125cc cette année-là.

2002 (Scot Racing Team – 125cc). Ses bons résultats sur les compétitions européennes lui permettent d’intégrer le championnat du monde 125cc en 2002, avec la structure Scot chez qui il restera de longues années. Sa première saison internationale se termine au 16e rang, avec pour meilleur résultat une 9e place au Mans et à Donington.

2003 (Team Scot – 125cc). Toujours sur la Honda RS125R de l’équipe Scot, Andrea Dovizioso réalise ses premiers exploits mondiaux en 2003 : premier podium (2e à Welkom), première pole (Le Mans) et premières bagarres pour la victoire. De quoi lui permettre de rentrer dans le top-5 du classement général.

2004 (Kopron Team Scot – 125cc). Champion du monde ! Vainqueur d’entrée de jeu en Afrique du Sud, l’Italien empile les trophées et monte sur le trône après une campagne dominée de bout en bout (5 victoires, 11 podiums, 8 poles et presque 300 points marqués à l’arrivée).

2005 (Team Scot – 250cc). Passé en 250cc avec Scot, Andrea Dovizioso ne tarde pas à prendre ses marques dans la catégorie. Il monte sur le podium dès son deuxième départ avec la Honda RS250RW (2e à Estoril), et termine 3e du championnat derrière deux hommes qu’il n’a pas fini de rencontrer : Dani Pedrosa et Casey Stoner.

2006 (Humangest Racing Team – 250cc). Parti comme un boulet de canon, avec pas moins de 8 podiums consécutifs pour lancer la saison, Andrea Dovizioso lutte pour le titre de champion du monde face à Jorge Lorenzo. Ce-dernier l’emporte finalement pour 17 points, grâce notamment à un nombre de succès plus importants (8 pour lui, 2 pour l’Italien).

2007 (Kopron Team Scot – 250cc). Le duel Lorenzo/Dovizioso se poursuit l’année suivante, mais Andrea ne renverse pas la tendance. À l’inverse, son adversaire espagnol prend l’ascendant et finit avec plus de 52 marques d’avance sur son dauphin. Les deux hommes grimpent en catégorie reine en 2008.

2008 (JiR Team Scot – MotoGP). Les grands débuts d’Andrea Dovizioso en MotoGP sont réussis. Doté d’une Honda RC212V habillée des couleurs Scot, il arrive 4e de sa première course, à Losail, puis enchaîne avec un second top-10 à Jerez (8e). Suivent de nombreux autres résultats, jusqu’à obtention de son premier podium en fin d’année, à Sepang, où il finit 3e. Cinquième du classement général, il décroche un billet dans le team officiel Repsol.

2009 (Repsol Honda Team – MotoGP). Recruté en remplacement du champion du monde 2006, Nicky Hayden, Andrea Dovizioso ne franchit pas le cap attendu par son passage dans l’équipe d’usine. Ses résultats sont moins bons, mais sa saison est sauvée par l’obtention de sa première victoire en MotoGP à Donington, en Grande-Bretagne.

2010 (Repsol Honda Team – MotoGP). Plus compétitif qu’en 2009, Dovi ne gagne pas mais décroche 7 podiums et parvient à accrocher la 5e place du championnat. Si son bilan ne satisfait pas Honda, une clause dans son contrat, stipulant qu’il sera toujours pilote d’usine en 2011 s’il termine dans le top-5 final, lui permet de rester au HRC.

2011 (Repsol Honda Team – MotoGP). Dominé par son nouveau coéquipier, Casey Stoner, Andrea Dovizioso connait sa deuxième campagne consécutive sans victoire. Il réussit à décrocher la médaille de bronze du championnat du monde, mais quitte Honda après dix saisons passées avec la marque japonaise, dont quatre en MotoGP.

2012 (Monster Yamaha Tech3 – MotoGP). Passé sous les ordres d’Hervé Poncharal, Andrea Dovizioso n’a besoin que de cinq Grands Prix pour enlever sa première coupe avec la Yamaha YZR-M1 (3e à Barcelone). Il finit également 3e à Assen, au Sachsenring, au Mugello, à Indianapolis et en Aragon. Sa 4e place du championnat est la meilleure obtenue par l’équipe française Tech3 en catégorie reine.

2013 (Ducati Team – MotoGP). Recruté par Ducati, Andrea Dovizioso retrouve le statut de pilote d’usine en intégrant directement le team officiel des Rouges. Les débuts sont difficiles, sur une Desmosedici difficile à appréhender. L’année se termine sans podium, une première dans sa carrière depuis 2002.

2014 (Ducati Team – MotoGP). Le travail de développement mené lors des années Hayden/Rossi, puis repris par Andrea Dovizioso, commence à porter ses fruits. La Ducati évolue et l’Italien termine plusieurs épreuves dans le top-5, dont deux sur le podium (3e à Austin, 2e à Assen). Classé 8e en 2013, il remonte à la 5e place derrière le groupe des quatre fantastiques – Marc Marquez, Valentino Rossi, Jorge Lorenzo, Dani Pedrosa.

2015 (Ducati Team – MotoGP). La fusée rouge Ducati déboule et aligne trois podiums d’entrée de jeu, avec 3 places de 2e pour Andrea Dovizioso à Losail, Austin et Termas de Río Hondo. Aucun Ducatiste n’avait commencé aussi fort depuis Casey Stoner en 2007. Mais des mésaventures dans les semaines suivantes, avec notamment un problème technique au Mugello, freinent son avancée. Alors que l’affrontement Rossi/Lorenzo bat son plein au sommet, lui recule et se contente de la 7e position.

2016 (Ducati Team – MotoGP). Bousculé par son coéquipier Andrea Iannone, Dovi accumule les chutes et soucis en début de saison, et perd immédiatement le contact avec les meilleurs. Les tracés plus profitables à la Ducati lui offrent la possibilité de se battre pour la gagne, qu’il saisit enfin à Sepang, pour son 71e départ avec les Rouges. Il ne s’était plus imposé depuis Donington 2009.

2017 (Ducati Team – MotoGP). Vitesse, régularité et moto plus polyvalente donnent à Andrea Dovizioso le coup de boost dont il avait besoin pour passer de challenger à cador de la catégorie MotoGP. Les victoires s’accumulent – Mugello, Barcelone, Spielberg, Silverstone, Motegi, Sepang – et il devient un candidat au titre de champion du monde. À tel point que Marc Marquez doit attendre le dernier Grand Prix, à Valence, pour être sacré, 37 points devant l’Italien.

2018 (Ducati Team – MotoGP). 2018 est l’année de la confirmation pour celui que l’on surnomme désormais Desmodovi. Vainqueur à l’ouverture, au Qatar, il s’offre trois nouvelles victoires à Brno, Misano et Valence, finissant à nouveau vice-champion du monde. Il parvient en outre à dominer son coéquipier Jorge Lorenzo, qui avait commencé à lui faire de l’ombre à l’approche de l’été.

2019 (Ducati Team – MotoGP). Devenu le principal adversaire de Marc Marquez, Andrea Dovizioso fait honneur à son statut en étant numéro 2 mondial pour la troisième fois consécutive. Mais s’il brille au classement général, l’Italien se plaint d’une Ducati à qui il manque toujours le ‘petit-quelque-chose-en-plus’ pour être compétitive sur les circuits de turning (Assen, Sachsenring…), et ainsi rivaliser sur le long terme avec Marc Marquez. Les relations avec les cadres de la marque commencent à se tendre.

2020 (Ducati Team – MotoGP). Désigné comme l’un des favoris pour le titre après la blessure de Marc Marquez, Andrea Dovizioso ne convertit pas l’occasion qui se présente. Le nouveau pneu arrière Michelin et les soucis de turning de la Ducati sont mis en cause. Un problème de motivation est aussi évoqué, dans une catégorie où le niveau est devenu tel que le moindre grain de sable fait passer de la lutte pour la gagne à celle de la 5e place. Une seule victoire à son actif : Spielberg, au Grand Prix d’Autriche, au lendemain de l’annonce de son futur divorce avec Ducati.

Andrea Dovizioso en GP, c’est :
– 327 départs (49 en 125cc, 49 en 250cc, 229 en MotoGP)
– 24 victoires (5 en 125cc, 4 en 250cc, 15 en MotoGP)
– 103 podiums (15 en 125cc, 26 en 250cc, 62 en MotoGP)
– 20 poles (9 en 125cc, 4 en 250cc, 7 en MotoGP)
– 22 meilleurs tours (3 en 125cc, 8 en 250cc, 11 en MotoGP)
– 3 769 points marqués (492 en 125cc, 721 en 250cc, 2 556 en MotoGP)
– 1 titre (2004 en 125cc)
– 5 places de vice-champion (2006-2007 en 250cc, 2017-2018-2019 en MotoGP)
– 2 places de troisième du championnat (2005 en 250cc, 2011 en MotoGP)

L’hypothèse Dovi chez Honda n’est pas (encore) morte

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