« Être sur ses gardes » : la contamination de Rossi fait réagir les pilotes



L’épidémie de Covid-19 est au coeur des discussions du paddock ce week-end, alors que Valentino Rossi est forfait au Grand Prix d’Aragon après son test positif. « Il y a plus de peur », explique Franco Morbidelli.

Deux pilotes manquent dans le paddock du Grand Prix d’Aragon, ce week-end. Le premier, Valentino Rossi, a annoncé jeudi soir avoir été testé positif au Covid-19. Le second, Tony Arbolino, n’est pas autorisé à participer malgré qu’il soit négatif ; il est cas contact (une personne contaminée a voyagé dans le même avion que lui dimanche, au retour du Grand Prix de France) et doit suivre une période d’isolement de 10 jours. Cela compromet sérieusement ses chances d’être champion du monde Moto3, alors qu’il n’a que 20 points de retard sur le leader, Albert Arenas.

C’est la deuxième et troisième fois que cela arrive cette saison, après que Jorge Martin ait dû déclarer forfait aux deux courses Moto2 de Misano, en septembre, en raison d’un test positif. Lui aussi a vu ses chances de briguer la couronne de champion du monde s’éteindre à cause de ces deux absences.

La deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 sévit en Europe, et le paddock n’est pas épargné. Que cela arrive à un pilote MotoGP, qui-plus-est à Valentino Rossi, a remis le sujet au centre de la table. On peut facilement imaginer que les pilotes, déjà prudents, vont redoubler d’efforts. C’est ce que Maverick Viñales, coéquipier du pilote italien, expliquait vendredi soir, après la première journée du Grand Prix d’Aragon :

« Tu peux l’attraper n’importe où, au supermarché, dans la rue. Il faut être sur ses gardes et minimiser les risques, ne pas voir un ami ou des gens qui ne font pas attention. Tu t’exposes à des risques tous les jours, quand tu vas faire des courses ou faire un tour en ville. Je crois que je vais m’enfermer chez moi. Au final j’y ai tout, la salle et ce dont j’ai besoin, donc je vais pousser les précautions au maximum. »

Prendre des précautions pour minimiser les risques, à cause de la nature de ce virus et sa facile transmission. Les pilotes doivent réduire à l’excès leurs interactions. Pol Espargaro : « Nous sommes tous responsables de nos acte. Quand je rentre chez moi je reste avec ma femme et ma fille. Tu peux être contaminé sur la route pour aller acheter quelque chose, tu ne peux rien faire, nous nous lavons les mains trente fois par jour, nous utilisons les masques FFP2 pour ne pas l’attraper mais c’est parfois impossible. Dans mon cas, je fais tout mon possible pour ne pas l’attraper, mais nous ne vivons pas seuls et les gens qui sont autour de nous peuvent l’attraper et nous le donner. C’est parfois inévitable. »

Pilote Petronas Yamaha et ami de Valentino Rossi, Franco Morbidelli assure, comme l’a fait Danilo Petrucci jeudi soir, que l’Italien prenait les précautions nécessaires pour se protéger du Covid-19. Il rassure aussi sur les questions concernant de possibles contaminations chez les pilotes de la VR46 Riders Academy : aucun rassemblement n’a eu lieu entre les Grands Prix de France et d’Aragon.

« Je suis vraiment désolé pour Vale. Ceux qui le connaissent savent à quel point il suit scrupuleusement les règles anti-Covid, et le fait qu’il l’ait attrapé signifie qu’il peut aussi y avoir une part de malchance, même si vous êtes prudent. (…) Je suis rentré du Mans avec Rossi dans son avion privé, mais après ce voyage nous étions négatifs. Après ça je ne l’ai pas vu et personne de la VR46 Riders Academy ne l’a fait, car nous ne nous entraînons pas ensemble quand il y a des courses qui se suivent. »

Franco Morbidelli explique aussi que l’atmosphère a changé avec l’annonce de la contamination de Valentino Rossi, et plus globalement l’avancée de l’épidémie dans différents pays européens. « Je suis honnêtement très inquiet pour la situation avec le Covid-19, je me sens comme je me sentais en février : perdu, confus et craintif. Et je crois que ces sentiments sont les mêmes pour tous les pilotes et toutes les personnes qui travaillent dans le paddock. Nous sommes tous effrayés à l’idée d’être malades et de manquer des courses. Dernièrement la situation devient dure et sérieuse, il y a une atmosphère différente dans le paddock par rapport aux semaines précédentes, il y a plus de peur. »

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