Fabio Quartararo : « J’ai appris à être calme dans les situations difficiles »



Vainqueur de cinq Grands Prix sur douze, monté sur huit podiums et leader du classement avec 65 points d’avance sur son dauphin, Fabio Quartararo marche vers le titre de champion du monde MotoGP. Leçons du passé tirées, approche différente, plaisir retrouvé : le Français a livré à MotoGP.com les ingrédients de sa réussite. Ça valait le coup d’être traduit. En voici la synthèse, reportée par nos soins.

Apprendre de ses erreurs : « J’ai pris conscience de toutes les erreurs commises en 2020. J’ai eu quelques problèmes avec la moto, mais aussi avec moi-même. J’étais assez énervé sur la moto quand quelque chose n’allait pas, et quand tu es énervé tu n’es pas concentré sur ce qu’il faut faire. J’ai appris comment être calme dans les situations difficiles, c’est pourquoi je suis plus fort. »

Le secret s’appelle le plaisir : « C’est pour moi la meilleure de mes saisons. Je m’amuse, et tout vient plus facilement quand tu prends du plaisir. Je sens que je roule pour m’amuser ; je mène le championnat avec un bon avantage, mais je roule comme si je faisais un test ou que j’essayais d’être le plus rapide. J’ai passé un grand cap en expérience, et Yamaha a fait de grands progrès sur la moto. Je peux bien plus sentir la limite que dans le passé, don je peux être tout le temps plus agressif, car dès les premiers tours tu sais où est ta limite. »

Impliqué dans le développement de la moto : « Au début je poussais beaucoup pour avoir le holeshot device à l’avant pour les départs. J’ai poussé pour l’avoir au Mugello, car le Mugello et Barcelone étaient des départs critiques. Dès que nous l’avons eu, nous avons fait de meilleurs départs. Ça, c’est une chose. Mais aussi, chaque fois que j’essaie quelque chose, je sens plus de responsabilités pour développer la moto, et c’est quelque chose que j’aime parce que c’est l’un de mes points forts, le ressenti avec ce que je change sur la moto. Je pense que petit à petit, Yamaha confie un peu plus en moi, donc c’est une belle avancée. »

Pas de pression de Yamaha : « Quand tu es le seul à gagner et faire des podiums, tu peux avoir la pression si Yamaha te dit : ‘tu as besoin de le faire parce que personne n’y parvient’. Ce qui est bien est que je n’ai pas la pression de Yamaha, ils me mettent dans ma zone de confort, me disent ‘ok, reste calme, tu connais notre potentiel, vas-y’. De Losail 2 à maintenant, nous avons tout le temps été dans la bagarre pour le podium. »

Confiant pour tous les circuits restants : « Spielberg était difficile, mais nous avons réussi à être vraiment rapides, plus sur la deuxième course. Je pense que Misano, Valence et Portimao sont les circuits où nous serons forts. Aragon et Austin seront des endroits difficiles pour nous, mais la moto est rapide partout donc je ne suis pas vraiment inquiet. »

« Course par course » : « L’objectif est clair : être champion du monde, ou au moins me battre pour le titre. (…) Mes rivaux actuels sont ceux qui sont les mieux classés au championnat, mais je ne veux pas regarder mes adversaires. Je veux juste me regarder moi, à quelle position je vais finir le week-end, y aller course par course, et je pense que ça aide beaucoup. »

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