Faire rouler des nouveaux en FP1 : Et si le MotoGP s’inspirait de la F1



Depuis cette saison, les écuries de Formule 1 doivent faire rouler deux fois – une fois par voiture – un autre pilote que le titulaire lors d’une séance d’essais libres 1 (FP1). Un bon moyen pour tester de jeunes pépites et préparer leur futur. Une règle à laquelle le MotoGP pourrait penser pour faciliter l’intégration de nouvelles recrues.

Ce vendredi, à l’occasion du Grand Prix de France, le septuple champion du monde de Formule 1 Lewis Hamilton laissera son volant à Nyck De Vries. Le Néerlandais, champion du monde de Formule E, profite de la règle imposée par la FIA, pour s’offrir une séance avec une Mercedes. Les directeurs de la F1 veulent permettre à de jeunes pilotes d’avoir déjà de l’expérience avec une monoplace lorsqu’ils arriveront à plein temps dans le championnat.

Une idée qui pourrait très bien marcher sur 2-roues. Dans le cas où elle serait adoptée, de nombreux pilotes auraient l’occasion de tester les prototypes MotoGP. A l’heure actuelle, lorsque un jeune du Moto2 débarque en catégorie reine, il n’a pratiquement jamais roulé avec une MotoGP.

Prenons l’exemple KTM. Les Autrichiens possèdent un vivier plein de talents et vont devoir faire des choix. Dans leur giron se trouvent Pedro Acosta, Augusto Fernandez, Deniz Öncü, Izan Guevara ou encore Sergio Garcia. En leur faisant faire une séance d’essais libres chacun, leur futur employeur aurait une occasion de voir celui qui s’adapte le mieux, travaille bien avec les ingénieurs et est capable de faire de bons retours.

À court terme, cela profiterait aussi à Honda. Alors que Takaaki Nakagami n’est pas encore sûr d’être présent en 2023, Ai Ogura a avoué lui-même ne pas être prêt à faire la transition. Avec un ou deux tests dans les conditions réelles d’une séance MotoGP, le nippon pourrait avoir de vraies réponses à ses questions et voir s’il est vraiment incapable de passer au niveau au-dessus.

Cela permettrait aussi de faciliter certaines situations, comme celle récemment vue avec Toprak Razgatlıoğlu. Le champion du monde Superbike a du attendre des mois avant de tester la Yamaha YZR-M1 de Fabio Quartararo. Avec cette règle en vigueur en MotoGP, le Turc aurait pu plus rapidement rouler avec une moto officielle, et même avoir d’autres séances dans une même saison.

En Formule 1, le problème principal de cette mesure est souvent le calendrier. Sur certains nouveaux circuits, il est impossible d’enlever le pilote titulaire car les sessions de roulage sont trop importantes pour prendre des repères. Le clash entre le planning de la F1 et de la F2, dans un même week-end, ne permet pas à certains pilotes de F2 de faire un test en catégorie reine, car les essais libres des deux catégories s’enchaînent, ce qui est aussi le cas avec le MotoGP et le Moto2. Il paraît difficile de voir, par exemple, Ai Ogura enchaîner la FP1 Moto2 et celle du MotoGP.

La Formule 1 a tenté ce pari et les suiveurs sont heureux de voir de nouveaux pilotes dans les voitures le vendredi matin. Reste à voir si le MotoGP se penche sur ce dossier qui pourrait aussi ravir les fans.

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