GP Malaisie : « Le temps est de notre côté »



Le fait que le Grand Prix de Malaisie doive se disputer en novembre donne de l’espoir aux organisateurs. L’espoir que l’épidémie de coronavirus soit maîtrisée, et que l’épreuve puisse avoir lieu.

La saison 2020 de MotoGP va vraisemblablement avoir lieu, en temps de coronavirus. Les circonstance font que ce sera un championnat inédit, avec un protocole sanitaire strict en train d’être créé par la Dorna. Le calendrier va être reconfiguré, et l’essentiel des courses va se passer en Europe pour des raisons de logistique, de coûts mais aussi de possibilité. En effet, il n’est pas dit qu’il soit autorisé de faire aller le paddock MotoGP au-delà du continent européen. Ni que, une fois arrivé en Asie ou sur le continent américain, les personnes soient autorisés à rentrer en Europe.

Cela pourrait donc signifier une saison sans Grand Prix de Malaisie, une première depuis 1990. Patron de l’équipe malaisienne Petronas Yamaha SRT et ancien PDG du circuit de Sepang, Razlan Razali confirme à Crash.net qu’il y a « des discussions en Malaisie avec le ministre le Santé voulant qu’une fois le confinement passé, il y aurait un minimum de six mois sans grands événements. Mais pour l’instant, ce sont juste des discussions ».

S’il fallait rouler à Sepang demain, en juin ou en juillet, ce ne serait pas possible. Mais la venue du MotoGP est prévue pour fin octobre, la course devant se dérouler début novembre. Elle pourrait même être encore plus tard puisque, contrairement à l’Europe, il n’y aura pas de problème de météo là-bas à cette période de l’année. C’est là le motif d’espoir de Razlan Razali : que d’ici les 5-6 prochains mois, la situation vis-à-vis du coronavirus s’améliore et permette aux pilotes de venir en Malaisie.

« L’avantage pour nous est que le Grand Prix de Malaisie est vers la fin de l’année. Être aussi tard dans l’année nous donne le temps de voir si les choses vont s’améliorer. Bien sûr, nous espérons que la situation sera meilleure. Cependant, la frontière est mince entre être trop optimiste et pessimiste, parce que nous ne savons pas ce qu’il va arriver. Mais le temps est toujours de notre côté pour le moment, en étant aussi tard. Et cela dépendra aussi de comment les autres pays vont se porter. »

En revanche, les dernières données indiquent qu’il sera difficile d’imaginer un Grand Prix avec des spectateurs. Cela va donner lieu à des négociations entre les différents acteurs du championnat, car les circuits vont se voir priver d’une grande partie de leurs bénéfices. Auront-ils droit à des compensations ? À Sepang, on espère trouver un accord avec la Dorna sur le sujet.

« Partant de mon expérience au circuit de Sepang et en tant que promoteur, je pense que nous avons besoin d’avoir un équilibre financier, parce que notre Grand Prix fait le plein presque chaque année. Nous sommes très dépendants des revenus des ventes d’entrées, d’alimentation à l’intérieur, des accessoires, etc. Si c’est sans public, cela va nous impacter financièrement. Donc oui, nous considérons la possibilité d’une course à huis clos, mais nous allons aussi attendre la Dorna pour en discuter. »

Optimisme à Misano pour le GP de Saint-Marin

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