Jarvis alerte : la participation de Yamaha en danger à cause des restrictions



« Notre crainte est que si cette situation n’est pas résolue, cela va sérieusement compromettre notre participation au championnat du monde 2020. » Lin Jarvis (directeur Yamaha Motor Racing)

Lin Jarvis tire la sonnette d’alarme : alors que la reprise de la saison 2020 de MotoGP approche, des personnes importantes de l’effectif Yamaha, qui viennent d’Asie et d’Océanie, n’ont pas le droit de rentrer en Europe. Il va falloir les faire rappliquer sur le continent, et vite : un premier test pré-GP d’Espagne doit avoir lieu le mercredi 15 juillet.

« La plus grande préoccupation de Yamaha est liée aux déplacements des membres australiens et japonais en Europe, a expliqué Lin Jarvis, patron de Yamaha Motor Racing à Speedweek. Pour le moment ils ne peuvent pas entrer en Europe, même s’ils ont fait un test certifiant qu’ils sont négatifs au coronavirus. Depuis quelques jours l ‘Australie permet des exceptions dictées par d’importantes raisons professionnelles, donc nous allons envoyer notre requête. »

Avec le protocole sanitaire mis en place dans le paddock, Yamaha va réduire le nombre de personnes aux côtés de Valentino Rossi et Maverick Viñales à 45, contre 55 habituellement. Une solution pourrait être trouvée pour les personnes qui résident hors d’Europe. Problème : il risque d’y avoir des complications administratives pour elles. Du 17 juillet (début du GP d’Espagne) au 15 novembre (fin du GP de la Communauté valencienne), tout va se passer en Europe. Ces employés pourront-ils rester 4 mois afin de participer aux 13 courses prévues ? Lin Jarvis s’en inquiète.

« Une personne qui n’est pas d’un État européen ne peut pas passer plus de 90 jours dans l’espace Schengen dans une période de six mois. Si vous restez ici 92 jours, c’est illégal. En tant qu’entreprise mondiale, nous devons scrupuleusement respecter toutes les lois, donc nous ne prendrons aucun risque à ce sujet. Dans notre politique d’entreprise, le respect de la loi est une priorité absolue. Une entreprise comme Yamaha ne fera pas et ne fera rien qui ne soit pas en accord avec la loi. »

Des complications qui pourraient, à terme, remettre en question l’engagement de Yamaha. C’est en tout cas la menace que le directeur brandit, dénonçant une situation qui avantagerait les firmes européennes Aprilia, KTM et Ducati : « Nous ne prendrons part au championnat du monde que si une solution est trouvée. Par-dessus tout au sujet de la possibilité de nos ingénieurs japonais d’être sur les Grands Prix. S’ils ne peuvent pas venir, nous allons avoir des difficultés considérables à prendre part aux courses », avertit-il.

« C’est le cas pour nous, mais aussi pour Honda et Suzuki. Tout cela mènerait en fait à un avantage injuste pour les teams européens, qui participaient aux courses avec tout leur staff. Notre crainte est que si cette situation n’est pas résolue, tout cela va sérieusement compromettre notre participation au championnat du monde. »

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