« Je n’ai pas eu ma chance en MotoGP » : Rabat s’en va insatisfait



Tito Rabat quitte la catégorie reine sans podium, sans course terminée dans le top-5 mais surtout, d’après lui, sans avoir eu les moyens matériels de montrer ce dont il était capable.

Le Grand Prix du Portugal était sans doute le dernier de la carrière de Tito Rabat en MotoGP. Poussé vers la sortie par son équipe, Esponsorama Racing, qui a préféré casser son contrat pour 2021 afin de faire venir Luca Marini, l’Espagnol n’a pas pu sauver sa place dans la catégorie reine. Une place qu’il occupait depuis maintenant cinq ans.

Champion du monde Moto2 en 2014, puis troisième en 2015, Tito Rabat arrive en MotoGP en 2016 via l’équipe belge EG 0,0 Marc VDS. Il s’en sépare fin 2017, à l’issue de deux années d’apprentissage compliquées (21e en 2016, 19e en 2017), sur une Honda RC213V qui n’était certainement pas la meilleure machine pour lui.

Son passage sur la Ducati du team Reale Avintia Racing, en 2018, lui donne finalement les ailes espérées. Il obtient le meilleur résultat de sa carrière dès sa deuxième course, à Termas de Río Hondo (7e), avant d’enchaîner avec un nouveau top-10 à Austin (8e). Les choses se compliquent ensuite lors des épreuves suivantes, avant qu’une 11e place à Spielberg, mi-août, lui redonnent espoir. Des espoirs anéantis deux semaines plus tard, aux essais de Silverstone, où Tito Rabat est victime d’un effroyable accident.

Tombé sur une piste rendue piégeuse par la mauvaise évacuation de la pluie, il est heurté par la moto de Franco Morbidelli alors qu’il était encore dans les graviers. La catastrophe, en partie causée par les mauvaises conditions de sécurité du circuit, va conduire à l’annulation du Grand Prix. Mais il est trop tard pour le pilote Avintia, qui souffre d’une triple fracture du fémur, du tibia et du péroné. On ne le reverra en piste que trois mois plus tard, aux essais de pré-saison 2019 de Valence.

Dès lors, jamais il ne parviendra à retrouver le niveau montré début 2018. Il terminera 2019 avec seulement 23 points marqués, puis 10 en 2020, saison où il aura été dominé de bout en bout par son nouveau coéquipier Johann Zarco.

Outre une blessure qui a freiné sa carrière, Tito Rabat estime avoir été pénalisé par un certain manque de soutien de la part de Ducati, pour lui faire gagner les dixièmes qui lui auraient permis d’être dans le coup. Lors des dernières semaines de son contrat, il a également remis en doute l’attitude de sa propre équipe, Esponsorama Racing (ex-Reale Avintia Racing), considérant qu’on lui mettait « des bâtons dans les roues » (lire ici).

Il regrette, également, de ne pas avoir eu du matériel suffisamment compétitif pour faire ses preuves, ainsi qu’il le disait après le Grand Prix du Portugal. « En MotoGP, je n’ai pas eu ma chance. J’ai toujours roulé dans des équipes privées. Dans cette situation, il est très difficile de faire de bonnes courses dans cette catégorie. Ce n’est pas impossible, mais vous avez moins de chances d’obtenir de bons résultats. (…) C’est très difficile de montrer son talent en MotoGP quand on roule pour un team privé. J’ai pu le montrer en Moto2 et j’ai encore la force de le montrer. »

Car s’il a dit aurevoir à la catégorie MotoGP, Tito Rabat ne prend pas sa retraite sportive. Aux dernières nouvelles, il serait en partance pour le championnat du monde Superbike. Il listait d’ailleurs les points positifs d’un tel transfert à Portimao. « Je pourrais m’entraîner avec ma moto près de chez moi, sur la piste d’Almeria, et il y a moins de pression à tous les niveaux. Je pense que le paddock WSBK est un endroit plus agréable, plus familier et plus amusant. Il y a peut-être moins d’intérêts en jeu. »

Le mondial Superbike est « une option », a-t-il répété après l’arrivée, alors que le siège de la Ducati du Barni Racing Team l’attendrait. « C’est aussi un championnat de très haut niveau. Ce n’est pas du MotoGP, mais les pilotes sont toujours très bons. » Il y retrouverait plusieurs anciens pilotes MotoGP, à l’image de Scott Redding, Eugene Laverty ou Alvaro Bautista.

Tito Rabat : « Je ne paierai pas un euro de plus pour rouler »

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