Jerez 2, Morbidelli (casse) : « J’allais vers le podium… »



La Yamaha de Franco Morbidelli a lâché à 9 tours de l’arrivée du Grand Prix d’Andalousie, alors qu’il avait l’opportunité de monter sur le podium. « Ça peut arriver, il nous faut retenir le positif du week-end », se console-t-il.

Tandis que son coéquipier Fabio Quartararo gagne des Grands Prix, Franco Morbidelli court lui toujours après son premier podium en MotoGP. Il n’en avait jamais été aussi proche qu’au Grand Prix d’Espagne 2020, premier de la saison, dont il a terminé 5e à seulement 9 dixièmes d’Andrea Dovizioso (3e).

Une autre opportunité lui était donnée une semaine plus tard, toujours sur le circuit de Jerez-Angel Nieto. Mieux qualifié – 6e sur la grille au lieu de 8e, avec 262 millièmes de mieux au chrono –, Franco Morbidelli n’a pas pris un départ exceptionnel (7e) mais est resté accroché au groupe destiné à lutter pour les places d’honneur. Une longue course émaillée d’incidents attendait les pilotes ; patient, l’Italien ne s’est pas précipité. Après avoir pris le rythme, il a éliminé Takaaki Nakagami puis mis derrière lui Maverick Viñales, avant que la chute de Jack Miller ne lui offre une place de plus. Franco Morbidelli s’est alors retrouvé 4e après 11 tours, avec Valentino Rossi en ligne de mire.

Le pilote Petronas avait le rythme de son mentor et semblait en mesure de pouvoir tenter quelque chose. « Je me sentais très bien, très à l’aise avec la moto, me battant pour revenir devant. J’ai fait une petite erreur derrière Vale mais j’ai pu revenir assez rapidement et j’étais prêt pour la dernière partie de la course », raconte-t-il. Une dernière partie qu’il ne verra pas : le moteur de sa Yamaha a lâché à 9 tours de l’arrivée. « C’est arrivé d’un coup. La moto s’est arrêtée et nous ne savons pas pourquoi. »

L’incident a ruiné la possibilité d’un grand résultat, mais l’Italien se console en voyant la partie du verre à moitié pleine. « Cela peut arriver en course. Nous devons retenir le positif du week-end, c’est à dire la vitesse que nous avions pendant la course et notre régularité, qui était impressionnante. Je suis content de mon niveau. J’avais vu une progression aux essais de Sepang et de Losail, mais je n’étais pas sûr de pouvoir avoir ce niveau en course. Je dois dire que lors de ces deux courses de Jerez, j’ai augmenté mon niveau. Je suis bien plus rapide que l’an dernier. »

Franco Morbidelli n’est pas le seul pilote Yamaha à avoir rencontré des problèmes mécaniques. Mais il ne s’en préoccupe pas, parce qu’il ne peut pas y faire grand chose : « Je m’inquiète seulement des choses que je peux contrôler. Mon job est de monter sur la moto, faire le maximum, être professionnel sur la piste et en dehors. Pour la moto, il y a des ingénieurs, des mécaniciens, des techniciens qui travaillent dessus, donc je ne peux pas m’en inquiéter. »

« Je peux seulement me préoccuper de mon pilotage et de comment régler la moto. Et je suis plutôt content de ça parce que j’étais vraiment rapide sur ces courses, poursuit-il, satisfait. Je me sentais bien, fort, j’allais vers le podium, vers la première position même si elle était loin. J’ai pu faire des tours vraiment rapides dans les derniers moments de la course. Donc je vais retenir le positif et l’emmener à Brno, en Autriche et jusqu’à la fin du championnat. »

Championnat MotoGP après le GP d’Andalousie : 1. Quartararo 50 pts, 2. Viñales 40 (-10), 3. Dovizioso 26 (-24), 4. Nakagami 19 (-31), 5. P. Espargaro 19 (-31), 6. Rossi 16 (-34), 7. Miller 13 (-37), 8. A. Marquez 12 (-38), 9. Zarco 12 (-38), 10. Morbidelli 11 (-39)

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