Jerez, Bagnaia (2e) : « On a eu de la chance, mais il en faut pour être champion »



Deuxième du Grand Prix d’Espagne, Francesco Bagnaia savoure un résultat qu’il considère meilleur que celui du Portugal. La déroute de Fabio Quartararo ? « On a eu de la chance, mais il en faut aussi pour gagner un championnat. »

Vous étiez nombreux, dans notre concours de pronostics, à annoncer un podium de Francesco Bagnaia à Jerez. L’Italien vous a donné raison en allant chercher son troisième trophée de l’année, dimanche. Celui-ci avait une saveur particulière par rapport aux précédents. Parce qu’il a été partagé avec son coéquipier Jack Miller, vainqueur ; mais aussi parce qu’il a plus de valeur au regard des circonstances du week-end.

Contrairement à ce que pourrait laisser croire son calme et sa sérénité, Pecco a dû surmonter pas mal d’obstacles pour délivrer cette performance. « Ce résultat est meilleur que celui de Portimao, où il a également terminé deuxième, assurait-il à l’arrivée. À Portimao nous avons roulé avec la même moto qu’au Qatar et tout a bien fonctionné ; cette fois, nous avons dû beaucoup travailler. »

Qualifié quatrième, le pilote Ducati est parti avec les leaders mais est resté sur la retenue dans les premiers tours, par crainte de trop user son pneu arrière. Fabio Quartararo s’est échappé devant, et son coéquipier Jack Miller a mis une petite distance avec lui.

L’écart avec l’Australien n’était pas grand, et Pecco a un temps pensé pouvoir le rattraper. Mais une alerte avec l’avant de sa GP21 l’a refroidi. « J’ai essayé de combler l’écart mais je prenais des risques avec l’avant, que j’ai perdu à deux tours de la fin au virage 7, donc c’était mieux de rester calme et finir la course. »

Troisième (Qatar), sixième (Doha), deuxième (Portugal), et donc à nouveau deuxième (Espagne) : Francesco Bagnaia signe de loin le meilleur début de saison de sa carrière en MotoGP. Il n’avait plus obtenu pareilles statistiques depuis son titre de champion du monde Moto2, en 2018. Conséquence logique de ses résultats : le voilà en tête du classement général.

Ce poste de numéro un mondial est également récupéré grâce à la déconvenue de Fabio Quartararo, victime de arm pump alors qu’il menait, et seulement 13e à l’arrivée. « Nous avons eu la chance que Fabio soit en difficuté, parce que s’il ne l’avait pas été, il gagnait la course, reconnaît le pilote Ducati. Donc nous avons eu de la chance, mais il faut aussi de la chance pour gagner un championnat. »

Francesco Bagnaia, un possible champion du monde MotoGP 2021 ? « Je suis content d’ètre en tête du championnat, mais je ne le suis que depuis une heure, relativisait-il après le drapeau à damiers. Je ne dois pas trop y penser parce que nous avons 16 courses devant nous et il nous faut continuer comme ça. Si je commence à déjà y penser, je vais commencer à être plus lent, donc je dois penser course par course et voir ce qui va arriver. »

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