Johann Zarco : « J’ai toute confiance en Ducati »



Confiné en France, Johann Zarco attend, comme ses vingt-et-un camarades du MotoGP, la reprise des courses. Cette longue période de pause peut tourner à son avantage, explique-t-il.

« Je sens que ma moto peut gagner », clamait Johann Zarco au sortir des derniers essais de la pré-saison 2020, à Losail. Il va falloir attendre pour en faire la démonstration, car l’épidémie de coronavirus paralyse le championnat. Alors qu’il devait débuter début mars au Qatar, il ne démarrera – au mieux – qu’en mai. Mais l’organisation des Grands Prix de mai est également remise en question, et la première course ne pourrait être qu’en juin. À l’arrivée, ce seraient donc presque 7 mois sans Grand Prix et 3 mois sans roulage.

Une situation qui pourrait profiter à Johann Zarco ? « Je me dis que ça peut tourner à mon avantage », dit-il au micro de Canal +. Et pour cause : être forcé à l’arrêt, reprendre soudainement la course et devoir s’adapter à une nouvelle situation, ça le connait. Ce fut le scénario de ses derniers mois de carrière, d’abord avec l’épisode KTM-Honda.

« Rester sans rouler ou devoir découvrir une moto et s’y adapter rapidement, je l’ai déjà vécu l’an dernier quand je suis monté sur la Honda en Australie, rappelle-t-il. Je n’ai pas fait des étincelles mais je n’étais pas dans la catégorie ridicule. J’étais ‘correct’, acceptable, et ça a bien évolué en 15 jours. »

La même chose lui est arrivée lorsque, deux mois et demi après avoir fait ses adieux au team LCR Honda, il faisait connaissance avec la Ducati de l’équipe Avintia. « Je n’ai effectué aucun test en novembre et ça m’a fait une pause de quasiment trois mois avant de devoir attaquer en Malaisie. Là pareil, pas d’étincelles le premier jour, mais un beau chrono à la fin du troisième jour, puis de meilleurs essais au Qatar. Donc ça me donne confiance. »

« Je me dis que, si la pause est longue peut-être que je serai moins perdu que les autres », conclut-il sur le sujet. Avec cela l’espoir que sa réadaptation soit plus rapide que celle de ses adversaires, et que ses progrès au guidon de la Desmosedici GP19, qu’il découvrait à peine, portent leurs fruits.

La situation inédite à laquelle est confrontée le championnat reconfigure le marché des transferts. La décision de Valentino Rossi, qui doit acter son départ à la retraite ou la poursuite de sa carrière, va être repoussée de quelques semaines. Pour Johann Zarco, l’objectif initial était de briller en 2020 pour obtenir un meilleur guidon en 2021. Or, les reports et annulations de Grands Prix pourraient réduire le temps qu’il avait à sa disposition pour faire ses preuves.

Mais le Français ne se « pose même pas la question », assure-t-il. Il a « toute confiance en Ducati », ainsi qu’en ses capacités à montrer qu’il mérite une place. « Je suis déjà heureux d’avoir fait leur connaissance et de prendre du plaisir sur la moto. Au fond de moi brûle encore tellement ce désir de pouvoir gagner que j’ai confiance dans le fait qu’il peut m’apporter de bonnes choses. L’équilibre est bon, mentalement et physiquement, donc je me dis que Ducati peut me laisser le temps, ils ne vont rien précipiter. »

Aucune discussion concernant 2021 n’est actuellement ouverte, « avec qui que ce soit », assure-t-il. Son objectif « idéal » serait de rester avec Ducati, mais Johann Zarco s’autorise d’autres options. « Il ne faut pas non plus fermer les portes aux autres possibilités. Mais là ça n’est pas le moment, on est plus dans une situation de survie que de négociation de contrat. »

Informations concernant le coronavirus et les consignes sanitaires à respecter disponibles ici

« Zarco peut être un bon pari si Ducati perd Dovi »

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