Johann Zarco : « Pramac n’est pas le team officiel, mais la moto est tout aussi performante »



La saison 2020, le transfert chez Pramac Racing, l’émotion de participer à son Grand Prix national : Johann Zarco a fait le point sur sa situation lors de la visioconférence de presse du Grand Prix de France, qui s’est tenue ce lundi en compagnie de Fabio Quartararo et des organisateurs de l’épreuve. Voici ce qu’il faut retenir des déclarations du pilote Ducati. 

Bilan de la saison jusqu’à présent : « Il y a eu cette belle découverte de la Ducati. En premier temps je m’attendais à pouvoir être plus rapidement dans le rythme, et j’ai vu que le rythme (en MotoGP) avait bien augmenté donc ça n’a pas été si simple, mais ça n’a pas atteint ma motivation. Le meilleur moment a été Brno, avec la pole et le podium qui m’ont bien servi pour le moral et pour me remettre parmi les meilleurs. Je pense qu’il y avait moyen de bien faire avec la Ducati aux deux GP en Autriche, malheureusement il y a eu beaucoup de perturbations et ça n’a pas été facile. On a ensuite eu trois courses, deux à Misano et une à Barcelone, où j’estime avoir fait du bon boulot tout le week-end mais pas une belle course. »

« Le premier challenge est remporté : avoir un guidon l’an prochain, car la situation concernant mon avenir était délicate il y a quelques mois. Maintenant que la situation est bien réglée, j’aimerais rejouer des podiums pour préparer au mieux l’année suivante, où j’aurai une moto qui peut gagner des GP. »

Pilote Pramac en 2021 : « Je suis content, parce que de ce que je peux voir, même en étant chez Avintia il y a un support énorme de Ducati, avec Dall’Igna aux petits soins qui vient souvent voir comment ça se passe. Donc je sais que chez Pramac, ce n’est pas le team officiel mais la moto est tout aussi performante, et Dall’Igna sera là, peut-être même encore plus proche. C’est une bonne chose car c’est un pilier chez Ducati. Il y a aussi le fait de pouvoir conserver mes techniciens Ducati l’année prochaine. Ducati peut ‘contrôler’ les trois teams et ça permet de pouvoir garder un bon groupe pour la suite. »

GP de France ce week-end : « Il y a toujours une émotion spéciale, un plus, car le public supporte les français plus qu’ailleurs et on le sent. On a presque le feeling d’être une star au GP de France quand on commence à performer ! Cette année il y aura moins ce feeling, mais je pense qu’avec déjà plus d’interviews télé – il y aura peut-être France 2 présent –, rien qu’avec ça on sentira que c’est le GP de France. Il y aura ce côté pression supplémentaire, motivation de bien faire. Même s’il y a moins de public cette année, en termes d’organisation il y a des éléments qui vont faire sentir que c’est le GP de France, et ça permet de mettre du boost. »

Les aléas de la météo au Mans : « Ce sera plus frais. Ce qui est spécial en MotoGP, et c’est là où ça joue beaucoup dans la tête : si on y pense trop et qu’on n’ose pas attaquer, on ne met jamais les pneus en température, donc les sensations ne viendront jamais. Il faut foncer car plus on fonce, plus les pneus vont chauffer, mais parfois ça bizarre de ne pas être sûr et devoir quand même y aller. Je m’attends à ça, surtout si on roule avec des slicks. S’il pleut et qu’il fait froid, avec Michelin on a un train de pluie soft et aussi une gamme medium, et franchement la gamme soft est très soft ; à mon avis elle pourra vraiment encaisser la fraîcheur et la pluie tout le week-end. »

Les conditions où il a le plus de chances de gagner : « Si je peux choisir, je dirais sans doute les conditions séchantes ! Je m’adapte plutôt bien, j’arrive à trouver un avantage. Ce sera délicat d’attaquer vendredi dans la fraîcheur, j’espère que les pneus s’adapteront bien pour rouler sous moins de 10 degrés, car ça risque d’être ça, ou du 10-15 degrés. S’il pleut,je dois encore découvrir la Ducati sous la pluie mais je sais qu’elle est plutôt bonne. Il y a un moment où il ne faudra pas trop de poser de questions. Mais si la piste est séchante, même moi je veux miser sur moi ! (rires) »

Ses souvenirs au Mans : « En Moto2 je n’ai jamais été trop performant, mais en MotoGP j’ai plutôt eu de bons résultats et de bonnes sensations avec la Yamaha. Selon la moto qu’on a on peut plus ou moins apprécier ce circuit. Il n’est pas très grand mais si la confiance est là avec l’adhérence, il y a moyen de bien se lâcher. »

« Mon meilleur souvenir est le podium en 2017, le premier en MotoGP, ou la pole en 2018 avec le record de la piste. C’était déjà presque une émotion de podium et de victoire, une grosse émotion pour un samedi après-midi. Et ma chute en course le lendemain est, je pense, mon pire souvenir. J’étais tellement parti pour gagner que j’ai trop pensé à ça et je n’ai pas eu une bonne gestion du début de course. »

Ce qu’il prendrait de Fabio : « Cette confiance qu’il a avec l’avant, il freine fort, tard et il arrive à bien rentrer en virage. C’est ce que je suis en train de réapprendre, toute cette phase de freinage. Si j’arrive à faire avec la Ducati ce que fait Fabio, alors j’aurai fait un grand pas en avant. Et puis il faut débloquer le compteur de victoires, lui l’a fait, à mon tour ! »

Attention : horaires du GP de France modifiés par la F1

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