« La moto est un milieu machiste » : Francesca Sofia Novello dénonce



Connue dans le paddock pour être la copine de Valentino Rossi, Francesca Sofia Novello est entrée dans le monde des Grands Prix via le travail d’umbrella-girl. Ce qui, au moment de l’évoquer, lui a rappelé d’autres souvenirs. « Quand on a 19 ans, ce n’est pas facile de travailler avec des gens qui regardent vos fesses quand vous passez et les touchent quand vous prenez une photo avec. »

Les « umbrella girls » ont disparu des Grands Prix moto depuis l’explosion de l’épidémie de Covid-19, et la réduction du nombre de personnes autorisées dans le paddock MotoGP.

Ceux qui ont découvert les courses en 2020 ne le savent donc pas, mais auparavant, des femmes à qui étaient imposées des tenues légères accompagnaient les pilotes sur la grille de départ, équipées d’un parapluie sous lesquels ils s’abritaient. Elles montaient aussi sur les podiums, et se trouvaient également dans les allées du paddock où on pouvait prendre des photos avec elles devant certains stands sponsorisés.

Ce fut, il y a quelques années, le travail Francesca Sofia Novello, une femme italienne de 26 ans que les fans de moto connaissent pour être la copine de Valentino Rossi. Une période de sa vie sur lequel elle est revenue dans un entretien donné à la version transalpine de Vanity Fair.

Être « l’ombrellina » d’un pilote, « un terme horrible, qui serait aujourd’hui considéré comme offensant », lui signale le journaliste Federico Rocca. « Je comprends, mais en réalité c’est un travail comme un autre, une étape de ma carrière dont je suis fière », répond-elle d’abord. Avant d’ajouter : « Quand on a 19 ans, ce n’est pas facile de travailler avec des gens qui regardent vos fesses quand vous passez et les touchent quand vous prenez une photo avec. »

Relancée sur le sujet, elle poursuit : « La moto est un milieu machiste. Tu dois te réveiller, tu ne peux pas être une bécasse souriante. » Et quand on lui rétorque que c’est ce qui leur est demandé de faire, elle répond : « Tu dois être une bécasse, mais si tu l’es vraiment, c’est un désastre. » « Je suis pour le girl power. Mais ça fait partie du jeu, ça peut arriver. Il faut apprendre à se faire respecter : si tu lâches prise et que le message ‘belle et bête’ passe, tu es finie. »

Une bonne partie de l’entretien de Vanity Fair est consacré à Valentino Rossi, et au poids que fait peser sur ses épaules le fait d’être vue comme « la petite amie de ». « C’est presque inévitable si vous avez un homme important à vos côtés. Mais je suis heureuse d’avoir continué à travailler, dans la mesure du possible, sans utiliser son nom. » Et Francesca Sofia Novello de partager une autre de ses expériences : « Quand on s’est mis ensemble, on a commencé à m’appeler juste parce que j’étais sa petite amie. Cela m’a irrité : la veille, pour les mêmes boulots, ils ne m’appelaient que pour ce que j’étais. »

L’Italienne dit avoir conscience que faire retirer cette étiquette lui sera difficile, mais qu’elle ne s’en préoccupe pas outre-mesure. « Je n’aurais certainement pas atteint la popularité que j’ai aujourd’hui sans Valentino, mais j’aurais fait les mêmes choses dans ma carrière. Cela m’aurait pris plus de temps, mais je les aurais faites », assure-t-elle.

Les fans du pilote Petronas Yamaha seront par ailleurs intéressés d’apprendre que le désir, pour Valentino Rossi, d’avoir un enfant, est partagé par sa compagne. « Nous sommes un couple, nous rêvons de devenir une famille. Quand le moment sera venu, ça arrivera. »

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