La quête du trône arrive à Valence



Le circuit Ricardo Tormo de Valence accueille ce week-end le Grand Prix d’Europe, douzième des quatorze étapes du championnat du monde MotoGP (quinze pour les Moto2 et Moto3). Tout est encore très ouvert dans les trois catégories.

Communiqué pré-événement de la Dorna :

MotoGP : En route pour l’ultime trilogie !

Le MotoGP entre officiellement dans sa dernière ligne droite avec le Grand Prix d’Europe et à trois manches de la fin, jamais l’issue de ce Championnat aura été aussi indécise. Preuve en est : 14 pilotes peuvent encore espérer être sacrés. Ceci étant, Joan Mir (Team Suzuki Ecstar) aborde tout de même ce rendez-vous avec un léger avantage grâce à la régularité dont il fait preuve jusqu’à présent – 14 longueurs pour être exact. Un écart qui aura même sensiblement grandi après ce sixième podium inscrit lors de la précédente manche. Mais une nouvelle mission l’attend désormais à Valence, tracé où Suzuki n’a figuré que deux fois parmi les trois premiers sous l’ère MotoGP.

De son côté, Fabio Quartararo (Petronas Yamaha SRT) entend bien y rectifier le tir. ‘El Diablo’ a laissé échapper trop de points en Aragón. Un souci de pression l’empêchait tout d’abord de faire mieux que 18e et une semaine plus tard, le Niçois devait se contenter du huitième rang. Fort heureusement, ce circuit devrait lui être davantage favorable. La marque aux diapasons y a en effet triomphé à cinq reprises en 18 ans et sa dernière venue s’était soldée par une deuxième place.

Maverick Viñales (Monster Energy Yamaha MotoGP), pointé à 19 longueurs, compte bien tirer profit de cet avantage lui aussi. Le Catalan, plus discret sur les deux dernières manches, ne s’en est d’ailleurs caché.

La bonne opération est toutefois à mettre au crédit de Franco Morbidelli (Petronas Yamaha SRT) qui gagne deux positions, avec cette récente victoire. Et pour l’Italien, pas question de s’arrêter en si bon chemin.

Une progression qui ne fait pas les affaires d’Andrea Dovizioso (Ducati Team), loin de là. Le n°4, auteur de deux week-ends en demi-teinte, est désormais cinquième, sous la menace directe d’Álex Rins (Team Suzuki Ecstar), qui n’a manqué qu’un seul Top 3 depuis Montmeló. Attention malgré tout au vainqueur de l’édition 2018. Il n’y aurait rien de surprenant à ce que le vice-Champion de ces trois dernières années réagisse, même si ses chances se sont quelque peu amenuisées pour le titre.

Takaaki Nakagami (LCR Honda Idemitsu) en avait mis pour sa part plein la vue, tout comme Alex Márquez (Repsol Honda Team), avant de partir à la faute le dimanche venu. Ceci étant, les hommes du HRC ont une opportunité de se rattraper, car Honda reste encore le constructeurs avec les meilleures statistiques sur ce tracé, comme en attestent ces dix succès conquis à Cheste. En attendant le Japonais est dorénavant septième, juste devant Pol Espargaró (Red Bull KTM Factory Racing), récompensé d’un podium sur piste mouillée à Valence. Il faudra donc se méfier du pilote ibérique. Jack Miller (Pramac Racing), malencontreusement emporté dans une chute à Alcañiz, et Miguel Oliveira (Red Bull KTM Factory Racing) complètent le Top 10.

Johann Zarco (Esponsorama Racing), qui s’était montré brillant au MotorLand, aura quant à lui à cœur de confirmer sa bonne forme. Rappelons que Valence lui a souvent réussi par le passé. Le Français s’y était notamment classé deuxième en 2017.

Moto2 : L’armada italienne peut-elle freiner Lowes ?

C’est l’homme du moment : Sam Lowes (EG 0,0 Marc VDS), dont la dernière victoire remontait au GP d’Aragón 2016, reste invaincu depuis trois courses. Un regain de confiance, qui lui a d’ailleurs permis de s’emparer des commandes au Championnat pour sept unités. Alors la question que tout le monde se pose est la suivante : la série va-t-elle pouvoir continuer pour le Britannique ? Sur le papier, sa précédente venue à Valence s’était soldée par une dixième place. Le représentant du team EG 0,0 Marc VDS y a figuré trois autres fois parmi les dix premiers.

Mais face à lui, trois Italiens entendent bien lui faire barrage. Il y a tout d’abord devant Enea Bastianini (Italtrans Racing Team), auteur de résultats plutôt corrects sur cette piste par le passé, qui compte six Tops 3 à ce jour.

Et il y a les deux pilotes du Sky Racing Team VR46. Lesquels ont à vrai dire soif de revanche après cette double manche en Aragón qui leur aura guère réussi. Luca Marini (Sky Racing Team VR46) n’y inscrivait en effet que cinq petits points ; tandis que Marco Bezzecchi (Sky Racing Team VR46) y faisait chou blanc. Distancés au classement compte tenu de ces contre-performances, les hommes de Pablo Nieto ont donc pour obligation de réagir et la partie s’annonce peut-être plus compliqué pour le n°72 dans la mesure où il n’a jamais vraiment performé sur ce tracé, à l’inverse du demi-frère de Valentino Rossi qui sera parvenu à arracher une huitième place en 2019. En attendant, ces derniers sont respectivement pointés à 23 et 48 longueurs du leader.

Jorge Martín (Red Bull KTM Ajo), dernier pilote qui peut espérer prétendre à la couronne, va aussi devoir se démener. Ceci étant le Madrilène a déjà eu le privilège de remporter cette épreuve, du temps où il courait en Moto3. L’an passé, l’Espagnol y avait par ailleurs rallié l’arrivée en cinquième position, pour ses débuts en Moto2. Autant dire qu’il sera à surveiller !

Enfin, il y a ceux qui n’ont plus rien à perdre, à l’image de Remy Gardner (Onexox TKKR SAG Team), récemment promu de deux rangs, ou de Tetsuta Nagashima (Red Bull KTM Ajo). Joe Roberts (Tennor American Racing), Tom Lüthi (Liqui Moly Intact GP), vainqueur de l’édition 2014 et Fabio Di Giannantonio (HDR Heidrun Speed Up), fraîchement récompensé d’un podium, complètent le Top 10 provisoire.

Moto3 : Vers un classico Masia – Arenas ?

Il y a deux courses, Jaume Masia (Leopard Racing) pointait encore à 52 points du leader Albert Arenas (Solunion Aspar Team Moto3). Oui mais voilà, le Valencien vient d’enchaîner deux succès ; ce qui lui a permis de grappiller 28 unités. Et justement la prochaine épreuve a lieu sur ses terres. Albert Arenas a donc toutes les raisons de se méfier, d’autant plus que le GP de Valence ne lui a jamais vraiment souri par le passé. Preuve en est : le Catalan n’y a jamais fait mieux que 20e. À l’inverse, son adversaire y a notamment inscrit une sixième place il y a deux ans.

La prudence restera également de mise vis-à-vis d’Ai Ogura (Honda Team Asia), même si ce dernier est désormais relégué à 19 longueurs. Il faut dire que le Japonais avait terminé dixième de la précédente édition. De même pour Celestino Vietti (Sky Racing Team VR46), qui figure dans son sillage, classé pour sa part huitième. Ces deux hommes restent en attendant intercalés entre les deux pilotes ibérique.

Derrière Tony Arbolino (Rivacold Snipers Team) est quant à lui un peu plus distancé. L’Italien, qui n’a connu guère de réussite sur ce tracé à venir, a même perdu une position, tout comme John McPhee (Petronas Sprinta Racing). L’Écossais, au coude-à-coude avec le n°14, peut en revanche se targuer d’y être monté sur le podium en 2018.

Raúl Fernández (Red Bull KTM Ajo), Darryn Binder (CIP – Green Power), respectivement septième et huitième pourraient aussi avoir leur mot à dire. Tatsuki Suzuki (SIC58 Squadra Corse) et Gabriel Rodrigo (Kömmerling Gresini Moto3), qui restent par ailleurs de très sérieux concurrents, complètent le Top 10.

Valence : Programme/horaires du week-end (GP d’Europe)

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