La saison 2020 de… Garrett Gerloff



GP-Inside revient en décembre sur la saison 2020 des 27 pilotes qui ont participé à au moins un Grand Prix MotoGP cette année. Début de série avec Garrett Gerloff, qui a dû se limiter à un jour de roulage à Valence.

Un pilote américain au départ d’une course MotoGP : ça n’est plus arrivé depuis le 23 octobre 2016 (Nicky Hayden à Phillip Island), et ça a bien failli se produire le 8 novembre dernier, sur le circuit Ricardo Tormo de Valence, par l’entremise de Garrett Gerloff.

Le Texan de 25 ans, arrivé en championnat du monde Superbike cette année, a été appelé par Yamaha pour remplacer Valentino Rossi, positif au Covid-19, au Grand Prix d’Europe. Mais son week-end n’a pas pu être mené à bput, car l’Italien a finalement été autorisé à participer à l’épreuve ; il a été testé négatif au Covid-19 une première fois le jeudi, puis une deuxième fois le vendredi. De quoi lui donner accès au paddock pour la deuxième journée de compétition.

S’il a pu prendre la piste samedi matin, lors de la troisième séance d’essais libres, Valentino Rossi a toutefois dû être remplacé le vendredi.

Garrett Gerloff avait alors tout à découvrir : la catégorie MotoGP, la Yamaha YZR-M1, le staff technique de l’équipe officielle Monster Energy, les pneus Michelin et même le circuit Ricardo Tormo, où il n’avait jamais roulé. Le tout dans des conditions de roulage piégeuses, la pluie étant venue jouer les trouble-fête. Et avec à l’esprit la certitude qu’il ne serait plus là le lendemain.

Loin d’être ridicule, l’Americain n’a jamais été loin des meilleurs tout au long de la journée. Si sa position correspond à la deuxième partie du tableau (16e en FP1, 19e en FP2), ses chronos sont restés à moins de 1,6 seconde de ceux de Jack Miller, leader du classement. Il a même terminé à seulement 702 milièmes du top-10, fermé par Joan Mir.

Le directeur de l’équipe Monster Energy Yamaha MotoGP, Massimo Meregalli, lui a adressé un « grand merci pour son enthousiasme et son professionnalisme ». « Garrett nous a vraiment impressionnés !, a-t-il félicité. Quand vous prenez en compte qu’il n’avait jamais roulé sur ce circuit avant, qu’il n’avait aucune expérience avec la YZR-M1 et tous les aspects techniques qui vont avec, ni avait les pneus Michelin, cela souligne vraiment son bon travail. La piste était très glissante mais il s’en est très bien tiré. »

Mécanicien de Valentino Rossi, Alex Briggs était aux côtés de Garrett Gerloff pour cette journée. Et l’Australien n’a pas non plus tari d’éloges, lui présidant même un avenir dans le championnat : « J’ai vraiment aimé travailler et parler avec Garrett Gerloff ces derniers jours. Il a bien roulé. Il avait beaucoup d’informations à prendre et il a tout aspirer comme une éponge. Je serais surpris qu’il ne soit pas dans ce paddock plus tôt que tard. »

Son adversaire en Superbike, le champion du monde Jonathan Rea, s’est aussi délecté de le voir aussi véloce à Valence : « Tu as montré ton potentiel et je sais que tous les pilotes WSBK étaient avec toi à chaque tour ! Pas facile de grimper sur une machine de MotoGP dans des conditions difficiles et tout comprendre en deux sessions. Tu as été bon, quelle manière de finir l’année ! »

Un nouvel outsider en Superbike

Avant ça, l’année de Garrett Gerloff s’était passée en mondial Superbike, où il évoluait pour la première fois. Intégré au GRT, équipe junior de Yamaha, il a d’abord tourné autour du top-10 avant de monter en puissance au fil des semaines.

Un premier podium a été pris à Barcelone (Espagne) en septembre, suivi par deux autres à Estoril (Portugal) en octobre, lors de la finale du championnat. Le Texan a eu besoin d’un peu de temps pour être à son aise en WSBK, mais il est en train de prendre une nouvelle dimension. De quoi en faire un candidat à une première victoire en 2021. Il sera toujours sur la Yamaha YZF-R1 du GRT Yamaha WorldSBK Junior Team.

Avec Cameron Beaubier et Joe Roberts, engagés en Moto2 en 2021, Garrett Gerloff fait partie des nouveaux espoirs de la vitesse américaine. La réussite des trois hommes pourrait raviver une nouvelle voie d’accès aux courses mondiales, car ils sont tous passés par la formule MotoAmerica (championnat des États-Unis de Superbike). Voilà des années que les fans américains attendent la relève de Kevin Schwantz, John Hopkins ou encore le regretté Nicky Hayden.

« C’est pour Hayden » : L’hommage de Gerloff sur le podium de Barcelone

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