La trajectoire royale de Toprak Razgatlioglu



Passionné de moto dès le plus jeune âge, grâce à son papa, Toprak Razgatlioglu a gravi les échelons de la filière WorldSBK pour aller chercher le titre suprême, en 2021.

Publication DornaWorldSBK : Razgatlioglu : Un gamin qui rêvait de devenir Champion du Monde…

Toprak Razgatlioglu est devenu le nouveau Champion World Superbike à Mandalika… mais quelle est son histoire ?

Au Round Pirelli d’Indonésie, Toprak Razgatlioglu (Pata Yamaha with BRIXX WorldSBK) a détrôné Jonathan Rea (Kawasaki Racing Team WorldSBK) en empochant le titre de Champion MOTUL FIM World Superbike. Le Turc de 25 ans a été impressionnant tout au long de la saison pour devenir le 18e Champion WorldSBK. Toprak n’a pas toujours eu la vie facile et il a travaillé dur pour réaliser son rêve…

Bercé dans la moto : L’histoire hors-piste de Razgatlioglu

Né à Alanya, en Turquie, en 1996, Toprak s’est immédiatement retrouvé plongé dans le monde de la moto grâce à son père fut Arif Razgatlioglu, un célèbre stunter. Cependant, tragiquement, le 17 novembre 2017, quelques mois avant que Toprak intègre le WorldSBK, son père a perdu la vie dans un accident de la route. Très influent sur sa vie, Razgatlioglu a déclaré sur les réseaux sociaux en amont de la dernière manche, « Je ferai de mon mieux pour toi ce week-end papa. T.T.A. » T.T.A veut dire Tek taker Arif, le surnom que portait son père, qu’on pourrait traduire par « Wheelie Arif ».

Bien qu’il ait toujours été passionné par la moto et qu’il ait grandi dans ce milieu, Razgatlioglu a également des talents de gymnaste qu’il a perfectionnés sur les côtes d’Alanya, où il a grandi, en faisant des figures telles que le poirier et la marche sur les mains. Sans cesse aperçu dans le paddock en train de faire une acrobatie et souvent vu en train de sauter par-dessus les barrières du Parc Ferme avec une facilité déconcertante, Razgatlioglu n’est pas seulement un chasseur de chrono, mais le prince-clown du WorldSBK. Les stoppies pour lesquels il est connu, son style charismatique sur et en dehors de la piste, c’est un showman que les gens adorent.

Des débuts modestes : Le périple sur deux roues de Razgatlioglu commence

Le parcours de Toprak, avec son père à ses côtés, a commencé par la terre, à l’âge de cinq ans, au guidon d’une motocross 50cc. Bien qu’il ait remporté quatre titres nationaux, il est rapidement passé à la vitesse. À 11 ans, toujours grâce à son père, il a intégré une discipline au sein de laquelle il allait devenir Champion du Monde 14 ans plus tard. Au même moment, la Turquie assistait au premier sacre de Kenan Sofuoglu, icône du pays, en 2007.

Il a continué à aiguiser ses armes en Yamaha R6 Cup dans le cadre du Championnat d’Allemagne IDM en 2011 et 2012. Razgatlioglu s’est fait un nom en rejoignant la Red Bull MotoGP Rookies Cup en 2013 qu’il a démarrée sur les chapeaux avec deux podiums lors de ses deux premières courses. Il a conclu la saison au dixième au classement avant de remporter sa première victoire en 2014 au Sachsenring.

Arrivée dans le paddock WorldSBK : Des débuts fracassants

Trop grand pour une Moto3™, Toprak s’est essayé au Championnat d’Europe Superstock 600 à Magny-Cours fin 2014, après avoir été inscrit par un certain Kenan Sofuoglu. C’est à ce moment qu’il s’est révélé au grand jour en gagnant dès ses débuts (au passage, Magny-Cours deviendra son circuit de prédilection…). Cette performance unique lui a permis d’empocher haut la main le titre STK600 en 2015 après notamment une passe d’armes à couper le souffle face à Federico Caricasulo à Imola. Toprak a dominé et gagné les cinq premières courses. En terminant troisième à Misano, il s’est adjugé la couronne. Il a alors rejoint le Championnat d’Europe Superstock 1000 et là encore c’est à Magny-Cours qui lui a souri puisqu’il y a enregistré son premier podium dans la catégorie.

En 2016, il a brièvement officié sous les couleurs de l’équipe Kawasaki Grillini en WorldSBK à Phillip Island, mais il n’a pas pris le départ en raison d’une blessure survenue après une chute lors des essais libres. Avec deux podiums, il a conclu la saison au cinquième rang de la hiérarchie. Il s’est battu pour le titre en 2017, mais Michael Ruben Rinaldi l’a privé de la couronne pour huit petits points.

L’appel du WorldSBK : Razgatlioglu passe dans la cour des grands

Razgatlioglu a intégré le WorldSBK et personne ne s’attendait à quoi que ce soit. En tant que rookie, il n’y avait aucune pression au sein de l’équipe Puccetti Kawasaki, laquelle n’avait qu’une seule année d’expérience dans la catégorie. Il a toutefois inscrit des points au cours des dix premières courses, dont un Top 10 au terme de la Course 2 à Phillip Island et une huitième position comme meilleur résultat. À Donington Park, bien qu’il n’ait pas marqué de points lors de la Course 1, Razgatlioglu est parti de la huitième place et a battu Jonathan Rea dans le dernier tour pour monter sur le podium pour la première fois en WorldSBK. Il se hissera à nouveau sur le podium à San Juan, en Argentine, et terminera la saison au neuvième rang du général.

2019 a été l’année de la percée pour Razgatlioglu. Toujours sous les couleurs Puccetti, il a figuré sur son premier podium de l’année à Imola avec une troisième place. Il a décroché huit autres Tops 3 durant les manches suivantes, un par épreuve au moins. Mais c’est lors du Round de France à Magny-Cours qu’il s’est adjugé son premier succès. Parti de la 16e place sur la grille et avec 1.3 seconde de retard à deux tours de l’arrivée, Razgatlioglu a attaqué pour remonter sur Rea et empocher sa première victoire. Il a aussi gagné la Course Tissot-Superpole pour conclure la saison en cinquième position avec 13 podiums et deux victoires.

En rejoignant le team Pata Yamaha, Razgatlioglu figurait parmi les grands favoris de la saison 2020. Il s’est d’ailleurs imposé à l’occasion de la première course de l’année, devant l’un des 14 pilotes à accomplir un tel exploit pour des débuts au sein d’une nouvelle équipe. Razgatlioglu a inscrit deux autres victoires à son palmarès. Il a achevé l’année au pied du podium final bien qu’il ait manqué deux courses à Barcelone à la suite d’une chute au warm-up. Premier pilote Yamaha, deux victoires et une deuxième place lors de la dernière manche à Estoril, ce fut une belle fin d’année et une bonne base de travail pour 2021.

L’année du sacre : 2021 a été quelque chose de spécial.

2021 a probablement été l’une des plus belles saisons du WorldSBK. Le pilote le plus titré du WorldSBK, Jonathan Rea, pouvait-il être détrôné ? La réponse est oui ; Rea a peut-être remporté quatre des six premières courses, mais une fois que Toprak a gagné à Misano, il s’est montré plus fort. Des victoires sensationnelles à Donington Park ont été suivies d’une confrontation dans le dernier tour avec Scott Redding à Most dans la Course 1. Après quoi il a joué des coudes face à Jonathan Rea à Navarra lors de la Course Superpole ou encore à Magny-Cours dans le dernier tour de la Course Superpole. La victoire s’est toutefois décidée en dehors de la piste. Le Turc a en effet dépassé les limites du circuit dans le dernier tour et Rea s’est finalement imposé sur tapis vert.

La rivalité a dès lors atteint des sommets et les duels se sont intensifiés notamment lors de la Course Superpole à Barcelone, de la Course 1 à Jerez, de la Course 1 à Portimão et de la Course 2 à San Juan. À partir de Portimão, Toprak s’est rapproché petit à petit du titre et, bien qu’il se soit mis à l’abri de ses adversaires en Argentine, c’est à l’occasion du Round d’Indonésie qu’il a pu réaliser son rêve : devenir Champion du Monde Superbike. Et il l’a fait avec classe : il ne s’est pas retenu et n’a pas joué la prudence ; il a tout misé sur la victoire jusqu’à la fin.

Et maintenant ? Profiter, célébrer et se préparer à tout recommencer…

Maintenant qu’il est titré, quelle est la prochaine étape pour le Turc ? Eh bien, il va rentrer chez lui à Sakarya, en Turquie, où il vit avec sa mère, et lui racontera probablement tout ça. Puis, une fois les réjouissances passées, il se tournera vers 2022 et veillera à ce qu’il puisse récidiver l’année prochaine. Ajoutez à cela la pratique de nombreux sports extrêmes durant l’hiver, comme le snowboard et sûrement quelques courses sur le circuit de karting de Kenan Sofuoglu au guidon d’une Yamaha R3… le planning s’annonce chargé. Bien qu’il soit l’un des pilotes les plus spectaculaires et flamboyants sur la piste, Toprak est une personnalité discrète et humble. Après tout, il n’était qu’un gamin qui rêvait de devenir Champion du Monde.

Toprak Razgatlioglu en MotoGP : l’histoire qui commence à s’écrire

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