L’anguleuse situation de Franco Morbidelli



Vice-champion du monde sortant, Franco Morbidelli n’a pas été en mesure de jouer la victoire sur les premiers Grands Prix de la saison 2021. La faute, argue-t-il notamment, à une Yamaha moins évoluée que les autres machines du plateau.

Au pied du mur au Qatar (18e/12e), où il n’arrivait pas à « comprendre comment fonctionne la Yamaha », Franco Morbidelli s’est donné une bouffée d’oxygène au Portugal (4e), le week-end dernier. L’Italien a terminé son Grand Prix au pied du podium, 179 millièmes derrière Joan Mir (3e) et à des positions qui correspondent mieux à ce qui est attendu de lui.

Seulement, la satisfaction d’une 4e place contraste avec les performances réalisées quelques mois plus tôt. Le pilote du Petronas Yamaha SRT a terminé 2020 en homme fort du championnat, décrochant 3 podiums en 4 courses, dont 2 sur la plus haute marche. Mais depuis novembre dernier, les prototypes des adversaires ont évolué ; pas le sien, regrette-t-il.

« C’est plus difficile que l’an dernier, parce que nous avons le même package et que comparé à 2020, les autres ont progressé sur leurs problèmes, commentait Franco Morbidelli après la course de Portimao. Donc si en 2020 c’était difficile mais possible d’être avec ceux qui avaient la moto de l’année, alors que j’avais celle de l’an dernier, cette saison c’est encore plus difficile. Mais pas impossible. »

« La moto d’usine est un peu plus forte avec les pneus, il semble qu’elle soit un peu plus exploitable et plus rapide en ligne droite », ajoutait-il au sujet des performances de la dernière Yamaha YZR-M1, qu’il ne possède pas – lui a le modèle A-Spec. « À Portimao j’ai eu du mal en qualification, j’avais un un bon rythme de course, mais je ne pouvais pas l’élever comme d’autres marques, alors que les Yamaha d’usine l’ont fait, en particulier Fabio (Quartararo). Il me semble que c’est la différence pour le moment, mais je ne peux pas le dire précisément parce que je n’ai as essayé la moto. »

Une situation qui le conduit à parler d’un espoir de top-6 pour le prochain Grand Prix d’Espagne. Définitivement pas le Franky Morbido de la fin de la saison 2020, pour qui une 6e place aurait été considéré comme une petite contre-performance. « En MotoGP on ne sait jamais, mais j’espère au moins rester dans le top-6/top-7 (à Jerez). Je pense pouvoir viser le top-6/top-7 si j’ai un feeling similaire à celui de Portimao et que je peux rouler comme j’y ai roulé. »

Difficile, pour l’heure, de rester sur la ligne des écrits de cet hiver, où nous faisions du pilote italien l’un des prétendants les plus redoutables à la couronne de champion de monde. « Je pense qu’avec les règles actuelles, un pilote satellite peut se battre pour le championnat… et a encore plus de chances s’il a la dernière version spec ! », ce qui n’est pas son cas. Son but pour l’an prochain, assumé, est de bénéficier lui aussi d’une Yamaha d’usine. Cela dépendra de ce que peut obtenir le Petronas Sepang Racing Team, avec qui il est sous contrat jusqu’à fin 2022.

La grille MotoGP 2022 en travaux (2/2)

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