L’argument de la défense de Iannone



L’avocat d’Andrea Iannone, Antonio de Rensis, prépare son appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Il espère faire acquitter Andrea Iannone avant le début de la saison 2020. Voici comment.

La Cour internationale discipline de la Fédération internationale de motocyclisme (FIM) a condamné Andrea Iannone à 18 mois de suspension, pour un contrôle positif à une substance interdite en marge du Grand Prix de Malaisie 2019 (détails ici). Mais dans le même temps, cette décision s’est accompagné d’une acceptation, de la part des juges, des explications fournies par la défense d’Andrea Iannone : l’Italien a été contaminé par voie alimentaire (de la viande consommée en Asie), et de manière involontaire. C’est à dire que la substance dopante était dans la nourriture sans qu’il le sache.

Une reconnaissance qui a laissé le camp Aprilia « déconcerté ». Le PDG de la marque, Massimo Rivola, a dénoncé une peine qui « n’a aucun sens ». « Si ce n’était pas volontaire, pourquoi le condamner ? », interroge Max Biaggi, qui souligne « une contradiction ». Andrea Iannone estime que son innocence a été reconnue et prépare un appel de la décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Cette bataille juridique sera menée de front avec son avocat, Antonio De Rensis. Lequel a détaillé à Sky Sport le principal argument qu’il allait présenter :

« La décision a statué sur une contamination après consommation de viande. Il y a un point, page 15 du jugement, qui, à notre avis, devrait faire conclure le procès par un acquittement. Parce que les juges, je cite, ‘prennent également note des déclarations contenues dans les documents fournis par le pilote concernant les hôtels de grande classe où le pilote a pris ses repas, et où on ne s’attend pas à trouver de la nourriture contaminée. Il s’ensuit que le régime alimentaire du pilote dépendait de la nourriture disponible dans les hôtels et qu’il n’avait pas beaucoup d’autres choix pour les repas‘.

Il faut m’expliquer, devant les propos des juges, comment peut-on donner une suspension de 18 mois ? Ils disent qu’il a fait ce qu’il avait à faire, qu’il n’avait aucune autre choix pour manger. Si Andrea avait mangé dans une boutique dans la rue, ou avait pris de la nourriture à des inconnus, alors on pourrait avoir des doutes. Mais à partir du moment moment où l’athlète mange dans le restaurant d’un hôtel haut de gamme, je pense qu’il a fait tout ce qu’il avait à faire faire. Néanmoins, il a été suspendu 18 mois. »

Ce sera au TAS de trancher la question, et de confirmer qu’Andrea Iannone a bien eu un comportement irréprochable. Une issue positive pourrait lui permettre de participer au premier Grand Prix de la saison 2020, qui pourrait être célébré le 19 juillet à Jerez. « Nous déposerons l’appel d’ici le 15 mai, mais certainement avant. À ce moment-là, la fédération dispose de 20 jours pour répondre à nos argument Je suis convaincu qu’une décision pourra être prise dans deux mois. En bref, nous croyons que lorsque, vraisemblablement, le championnat du monde commencera, Andrea aura déjà eu la dernière sentence. »

Andrea Iannone : « On fait tous des bêtises, mais cette fois non »

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