Le premier point de concession de l’histoire d’Aprilia



La troisième place d’Aleix Espargaro à Silverstone a fait ‘perdre’ (mais c’est pour la bonne cause) un point de concession à Aprilia. La firme de Noale conserve pour l’instant ses avantages, car il faut arriver à 6 pour que cela change.

Le dimanche 29 août restera comme un jour historique pour Aprilia : celui du premier podium de la marque dans l’ère du MotoGP, 21 ans après le dernier obtenu par Jeremy McWilliams à l’époque des 500cc (Grand Prix de Grande-Bretagne 2000). En quête de ce trophée depuis son arrivée dans l’Aprilia Racing Team Gresini, en 2017, Aleix Espargaro l’a obtenu au bout de son 79e départ avec la RS-GP.

Ce podium apporte aussi à Aprilia son tout premier point de concession. Ou plutôt : lui fait perdre un point de concession. Mais au fait, qu’est-ce que ça veut dire ?

Les concessions, c’est un système mis en place pour avantager les constructeurs les plus en retard ou en difficulté. En bénéficier permet, par exemple, d’avoir moins de restrictions de tests, plus de moteurs à utiliser ou encore deux fois plus de wild-cards sur une saison. Ces concessions se perdent en cas d’obtention de bons résultats, synonymes du fait que le retard de la marque a été rattrapé.

Aprilia est la seule firme MotoGP à en disposer aujourd’hui. Elle a débuté la saison avec 6 points de concessions, et les perdra une fois arrivée à 0. Une troisième place retire 1 point, une deuxième place 2 points, une victoire 3 points. Il lui reste donc 5 points de concessions après la médaille de bronze d’Aleix Espargaro à Silverstone.

Six Grands Prix restent à disputer en 2021. En cas de nouveaux podiums, Aprilia pourrait arriver à 0 et rejoindrait ainsi les autres constructeurs dans le groupe des « non-concessionnés ». Cela arrivera par exemple si Maverick Viñales remporte la prochaine course (3 points de concession) devant Aleix Espargaro (2 points de concession).

Que se passerait-il en cas de perte des concessions ? Avec effet immédiat, les pilotes n’auraient plus le droit d’effectuer des tests illimités et devraient se contenter des essais officiels. Mais les principaux changements porteraient sur 2022. Les tests du pilote d’essai (Lorenzo Savadori) seraient plus restreints, les pilotes disposeraient de moins de moteurs sur la saison, et le nombre de wild-cards autorisés passerait de 6 à 3.

Pour Aprilia, finir la saison en trombe aurait donc du positif et du négatif. Le positif : sortir du système de concessions est synonyme de bons résultats, et signifie que la moto est compétitive, donc que les objectifs sont atteints. Le négatif : cela freinerait le développement de la RS-GP et les libertés qui peuvent y être prises sous le régime des concessions.

Les larmes du podium qu’Espargaro méritait tant

✪ Cet article vous a intéressé ? Offrez-nous la possibilité d’en écrire d’autres en devenant Premium ! Pour seulement 24,99€/an (2€/mois), accédez à tous les avantages (intégralité du contenu, concours-cadeaux…), renforcez l’indépendance de notre petite équipe et participez au financement d’un média moto à votre serviceDevenir Premium

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email
S’abonner
Notifier de
1 Commentaire
le plus ancien
le plus récent le plus populaire
Inline Feedbacks
View all comments

[…] Le premier point de concession de l’histoire d’Aprilia […]