Loris Baz : « Gagner aux États-Unis »



Nouveau pensionnaire du championnat MotoAmerica, Loris Baz y va avec un objectif bien précis : devenir le premier français sacré champion des États-Unis Superbike.

Loris Baz aux US, c’est fait. Ne trouvant pas de solution pour rester en mondial Superbike, le tricolore s’est saisi d’une autre opportunité qui se présentait à lui : rejoindre le relevé championnat national américain. Il y fera ses débuts en 2021 avec la Ducati Panigale V4R de l’équipe HSBK Racing.

Le pilote de Sallanches, qui vient de fêter ses 28 ans, ne va pas traverser l’océan pour faire de la figuration. Son objectif est clair et annoncé d’entrée de jeu : gagner. « Il y aura un temps pour tout, explique-t-il dans un communiqué de presse dont nous vous avons reporté les passages les plus croustillants ci-dessous, et aucun défi ne me fait peur. »

Ducati, qui n’a plus remporté le titre américain depuis 1994, soutiendra Loris Baz dans sa quête de succès. Quelques pilotes européens y ont déjà triomphé – le plus récent est l’Espagnol Toni Elias, vainqueur en 2017 –, mais aucun français n’a encore été sacré champion des États-Unis. Il y a donc une page de l’histoire du sport tricolore à y écrire.

De « nombreuses » épreuves à surmonter : « D’abord, je courrai au guidon d’une moto que je ne connais pas, mais je pourrai toutefois compter sur le soutien de Ducati qui a envie d’aller chercher le titre aux États-Unis avec ce team de haut niveau. J’ai beaucoup de choses à apprendre comme les pneus. Je connais certains de mes adversaires et j’en ai déjà affronté quelques-uns comme Jake Gagne, Josh Herrin… »

« Avec le départ de Cameron Beaubier, tout le monde peut désormais prétendre au titre. Il y aura un temps pour tout et aucun défi ne me fait peur. Pour apprendre les circuits, il y a des méthodes et nous allons mettre en place des journées de roulage pour me familiariser. »

Être sacré champion des États-Unis : « Je veux chercher le titre. Je n’y vais que pour ça. J’ai accepté ce défi car je disposerai d’une moto qui me permettra de me battre pour ça. Ça demande beaucoup de sacrifices, d’organisation et de changements dans ma carrière et dans ma vie d’aller là-bas. Je considère cela comme un tremplin pour essayer d’aller gagner le titre et de rebondir aux mieux à l’avenir. »

« Je remercie le team et Ducati de m’offrir cette opportunité, et au championnat MotoAmerica de m’accueillir à bras ouverts. Ça m’a d’ailleurs fait bizarre de recevoir un coup de téléphone de Wayne Rainey pour me souhaiter la bienvenue ! Ce n’est pas manquer de respect à mes adversaires de dire cela. Je sais le niveau qu’il y a, je connais le mien et ceux des autres. Je dois rouler au rythme que j’ai affiché à la fin de l’année dernière en WSBK et je suis convaincu que je pourrai me battre pour le titre. Je suis prêt à relever ce défi d’aller gagner aux États-Unis. »

L’organisation, un défi dans le défi : « Pour le moment, nous n’avons pas encore parlé de ça avec le team. Nous avons seulement traité les questions basiques comme les déplacements. Je suis en train de faire les démarches administratives auprès des États-Unis pour éviter les quarantaines. Je n’ai pas encore pensé à me trouver un pied à terre. »

« L’idéal serait de bouger de circuit en circuit pour les apprendre au fur et à mesure. Je ne pourrai pas rentrer en France après chaque course, ce n’est pas possible. Je devrais m’y rendre fin février pour les premiers essais, puis une autre fois avant le début de saison. Ensuite, nous verrons quelles seront les difficultés en matière de déplacements. Nous sommes en pleine pandémie, donc cela rajoute une contrainte supplémentaire sur le déroulement de la saison. Mais il y a des choses qui sont possibles pour les sportifs de haut niveau, donc je reste confiant. »

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