Martin, explique nous ton déhanché



Revenu en Andorre après un Grand Prix de Doha fantastique (pole + podium dès sa deuxième course en MotoGP), Jorge Martin s’est prêté au jeu des questions-réponses avec ses fans. Au menu : pression de partir en pole, relation avec Johann Zarco ou encore pourquoi sort-il autant le corps de la moto dans les virages.

Sensations sur la grille : « J’étais très nerveux, c’était un moment particulier parce que même si c’était la deuxième course, en étant en pole je ressentais beaucoup de pression. Je sentais que 2-3 dixièmes me manquaient et que ce serait très compliqué de tenir toute la course devant, j’étais un peu inquiet de ça. Mais j’ai finalement réussi, et malgré ces nerfs j’ai pris un bon départ. »

Son secret pour les départs réussis : « Très difficile à dire. Au final il n’y a pas beaucoup de mystère, simplement jouer avec l’embrayage, essayer de sentir quand la moto part et faire en sorte qu’elle ne se lève pas trop. Je sors bien et la réaction est très rapide mais c’est ensuite, quand je passe les vitesses, que je comprends bien comment faire. »

Mener 18 tours : « Je ne m’y attendais pas. J’avais décidé de préserver mes pneumatiques pour la fin de la course, donc je m’attendais à ce que quelques pilotes me passent, mais j’ai vu que même en conservant mes pneus j’étais plutôt vite. J’ai pu maintenir ce rythme en petit 1’55 et je crois que ça a été un rythme rapide, car nous avons fait la course la plus rapide de l’histoire du Qatar. »

Les sentiments au drapeau à damiers : « C’est étrange à décrire : même si je venais de finir troisième, je n’étais pas totalement content car j’avais perdu la deuxième place quelques virages plus tôt. Je n’ai donc pas profité de ce moment d’euphorie comme pour la pole, où c’était énorme. Mais au final j’ai fait un podium, et dix secondes après j’étais euphorique. »

Un podium dès sa deuxième course : « Je m’attendais à faire un podium dans la saison, mais pas aussi rapidement. J’apprends très vite, l’équipe est impressionnée et j’ai une super moto, Ducati me donne du matériel officiel donc je ne peux pas demander plus. L’équipe est incroyable, nous sommes comme une petite famille et je me sens très bien. »

Deux courses à Losail, une aide pour les rookies ? « Bien sûr. Le Qatar était une opportunité en or pour faire un bon résultat après avoir fait deux tests, deux courses. C’est important pour un rookie de pouvoir comprendre, passer du temps sur le même circuit pour progresser. Quand vont arriver d’autres piste comme Portimao ou Jerez, je vais avoir plus de mal parce que c’est un circuit nouveau où je n’ai pas roulé, où il faudra quasiment commencer de zéro avec l’électronique, même si nous avons les bases des données des autres années. J’aurai besoin de beaucoup de tours pour prendre un bon rythme et de bonnes sensations. »

Un style spectaculaire : « Difficile d’expliquer. J’ai vu les photos et elles sont incroyables, je touche quasiment l’épaule au sol. C’est naturel parce que j’essaie de tourner et comme je suis un peu plus petit que les autres, j’ai besoin de plus me déporter, c’est le seul moyen de mettre le centre de gravité un peu plus à l’intérieur. J’espère que mon style vous plait, c’est un style très personnel car peu de pilotes le font, et en plus on ne consomme pas trop de pneus en inclinant comme ça donc c’est bien, et je suis content d’avoir ces photos (sourire). »

Johann Zarco : « Ma relation avec Johann est plutôt bonne. Au début j’avais du respect parce que c’est un pilote avec beaucoup d’expérience, je crois qu’il fait partie des meilleurs de la grille, avec le potentiel de gagner des courses. Nous travaillons beaucoup sur la même ligne, nous avons un style de conduite similaire et je suis très content d’avoir avec moi un pilote aussi compétitif, parce qu’il te pousse à forcer, à essayer de progresser. »

« Si tu avais été derrière Quartararo, je crois que… » : Dall’Igna à Zarco au retour au box

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