Melandri : Mieux vaut le SBK plutôt que « remplir la grille » MotoGP



« Pour Petrucci, ce pourrait être le bon moment pour entrer en championnat du monde Superbike. » Marco Melandri (ex-pilote MotoGP et WSBK)

Évincé du Ducati Team, Danilo Petrucci tente de sauver sa place en MotoGP pour 2021. Cela passera peut-être par Aprilia, si la suspension d’Andrea Iannone n’est pas annulée par le Tribunal arbitral du sport. Autrement, le vainqueur du Grand Prix d’Italie 2019 devra se tourner vers de nouveaux horizons. Il pourrait alors rejoindre le mondial Superbike, comme plusieurs autres ex-pilotes MotoGP – Alvaro Bautista, Eugene Laverty, Loris Baz ou Scott Redding, pour ne citer que ceux actuellement présents.

Marco Melandri a connu une situation similaire. Champion du monde 250cc, pilote MotoGP de 2003 à 2010, il est passé par à peu près tous les états, de vice-champion du monde motoGP (2005) à 17e du classement (2008).  Dixième du championnat en 2010, il s’en est allé en Superbike en 2011. Il y a trouvé des motos compétitives, gagné dès sa troisième manche, empilé les succès – 22 au total – et joué les premières places du classement.

L’Italien, qui « trouve plutôt étrange que des contrats pour 2021 soient signés alors que la saison 2020 n’a même pas encore commencé », intime à Danilo Petrucci de considérer l’option WSBK. « J’ai changé à 28 ans car je savais qu’il n’y avait plus de place pour moi en MotoGP. Pour Petrucci, ce pourrait être le bon moment pour entrer dans le championnat du monde Superbike, souffle-t-il à Motosprint. Il ferait également grandir la popularité de la série, car il n’y a pas de pilote italien fort en ce moment. »

Le dernier à avoir fait résonner l’hymne de l’Italie en Superbike est justement Marco Melandri, le 25 février 2018 à Phillip Island. Signe du destin, il avait gagné au guidon d’une Ducati. Et regrette la réputation de deuxième division qui colle parfois à la série. « Le niveau du championnat du monde Superbike ne doit pas être sous-estimé. Ce n’est pas vrai qu’on y mène une vie facile, au contraire. »

Ces dernières années, plusieurs pilotes MotoGP ont préféré partir en Superbike et y jouer la gagne, plutôt que de rester en MotoGP pour des places plus reculées. Un choix que Marco Melandri conseille à son compatriote. « Il faut une bonne moto, c’est essentiel. Mais s’il n’y a plus de place pour vous, cela n’a aucun sens de s’y accrocher. Par exemple, Laverty et Baz ne faisaient que remplir la grille en MotoGP. Quand ils ont réalisé cela, ils sont revenus en championnat du monde Superbike et ont à nouveau recommencé à s’amuser. »

Danilo Petrucci : « Je veux rester en MotoGP »

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