Mir fait une croix sur le titre



Sixième du Grand Prix de Saint-Marin, Joan Mir estime qu’il n’est plus en mesure de défendre sa couronne de champion du monde face à Fabio Quartararo.

Joan Mir aspirait à confirmer en 2021 le titre de champion du monde MotoGP obtenu l’an dernier. S’il est encore mathématiquement en mesure de le faire, il ne juge plus cet objectif comme étant réaliste. La faute aux 10 points perdus sur Fabio Quartararo au Grand Prix de Saint-Marin, qui lui en font 67 points de retard alors que 100 restent à prendre. « La première place nous a échappé. J’ai du mal à l’admettre, mais c’est comme ça », a-t-il statué dimanche soir.

Qualifié 11e mais ambitieux quant à ses chances de remonter, le pilote Suzuki s’est rendu compte dès les premiers tours qu’il s’était trompé en mettant un pneu avant medium, alors que le bon choix était le dur. Il lui a fallu attendre d’être plus léger en essence pour mieux freiner et aller plus vite, « dans la dernière partie, quand c’était trop tard ».

À la lutte avec Marc Marquez et Jack Miller, il a franchi l’arrivée entre les deux, au 5e rang, avant de devoir rendre une position pour être sorti des limites de la piste dans le dernier tour. Il repart donc de Misano avec une place de 6e, une semaine après être monté sur le podium à Misano.

Deuxième, voilà l’objectif

Si Joan Mir a fait une croix sur le titre, il espère toujours aller chercher la médaille d’argent face à Francesco Bagnaia, 19 points devant lui. « Je ne signe pas pour finir troisième. Troisième est le plus facile que nous puissions faire, nous aspirons à plus. Si je ne peux pas gagner, je vais essayer de faire plus. Le package Ducati-Pecco est compliqué (à battre) et ce sera très difficile. Il reste quatre courses et j’ai la sensation que cette année je n’ai pas encore donné ce que j’ai au fond de moi. J’espère que ça arrivera, et sinon ce sera l’an prochain. »

On comprend entre les lignes, et parce qu’il y a un passif concernant ses commentaires, que l’Espagnol n’est toujours pas satisfait du matériel dont il dispose. En revanche, la salve de critiques récemment envoyée à Suzuki a fait place à des paroles plus douces envers son employeur. Vivement demain que tout aille mieux, pourrait-on dire.

« Il ne s’agit pas de patience, ni de moi. Il s’agit de trouver un package et progresser. Ce qui me donne de la tranquilité et n’use pas ma patience, c’est que je sais que Suzuki fait tout, je sais qu’ils travaillent dur. Il faut attendre que les choses arrivent, c’est sûr, et j’aimerais qu’elles arrivent maintenant. Mais ce n’est pas possible et je peux lacomprendre. Je ne perds pas la patience car je sais qu’ils travaillent, voilà ma réponse. »

Place maintenant à deux journées de test à Misano, sur lesquelles il s’est fait mystérieux. « Je suppose que nous avons des choses pour améliorer la moto. Nous avons une configuration un peu différente, qui fait que la moto demande plus au pneu avant. Je crois que c’est une bonne configuration, et que c’est la direction adéquate pour mon style de pilotage. Je n’ai pas pu l’exploiter sur cette course car nous sommes partis avec le pneu avant medium. Une erreur que nous ne commettrons pas sur la prochaine course. (…) Je ne sais pas exactement ce qu’il y a à essayer car je ne l’ai pas encore demandé. Je sais qu’il y a des choses, que certaines seront pour 2022. Ma priorité est de finir 2021 fort. »

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Braccini
28 jours il y a

Il n’y a plus qu’un seul adversaire sur la route du titre de Fabio !!

Houllier
27 jours il y a
Répondre à  Braccini

Fabio est trop fort cette année même si il gagne pas il récupère des points précieux pour le titre de champion du monde moto gp. Fabio sera champion il le mérite emplement.

[…] du monde en 2020, Joan Mir ne croit plus à la défense de son titre, même si elle est encore mathématiquement possible. L’Espagnol […]

[…] a fait une bonne opération dans la course au titre : il en a quasiment éliminé Joan Mir, qui ne croit plus à une remontée, et n’a concédé que 5 unités à Francesco Bagnaia, vainqueur. Son avantage est passé de […]