Misano (J2) : La réponse de Marquez à Mir



Chahuté par Joan Mir lors de son point presse, après qu’il ait tenté de le suivre lors de la FP4 du Grand Prix de Saint-Marin, Marc Marquez estime que le pilote Suzuki n’a pas de quoi se plaindre. Il partira septième à Misano, à l’issue d’une qualification écourtée par une chute.

Marc Marquez a connu un samedi délicat au circuit de Misano, fait d’une chute en FP3, d’un passage par la séance de repêchage (Q1) puis d’une qualification (Q2) terminée sur une autre chute. Quand on livre le bilan de cette manière, la septième place finale sur la grille n’est pas un mauvais résultat. C’est également le sentiment qu’il partageait à l’issue de journée. « Je n’ai pas eu de bonnes sensations en FP3, et ensuite les choses se sont améliorées. Partir septième ici est bien. Ce fut globalement une bonne journée », a-t-il résumé.

En Q1, Marc Marquez a profité de la roue du pilote d’essai Honda Stefan Bradl, wild-card sur ce Grand Prix, pour faire ses meilleurs tours. Un plan qu’il a lui-même proposé au HRC. « J’ai suggéré une stratégie pour en tirer le meilleur. J’ai parlé avec Santi (Hernandez), Takeo (Yokoyama) et évidemment Stefan (Bradl) qui a accepté. L’idée était d’obtenir le rendement maximal. Nous étions quatre pilotes Honda, car Alex (Marquez) est aussi entré et Bradl est celui qui s’est sacrifié pour nous tirer. »

Passé en Q2 grâce à ces manoeuvres, il a alors tenté de prendre la roue de Francesco Bagnaia pour gagner quelques dixièmes de plus. « Nous savons que nous avons des difficultés pour nous qualifier. J’ai trouvé le pilote le plus rapide à suivre », explique-t-il. Mais cette fois, ça s’est terminé par une chute alors qu’il essayait d’avoir le même rythme que le pilote Ducati. D’où sa septième place sur la grille.

Une heure plus tôt, il avait déjà passé du temps dans la roue de Joan Mir, en FP4. Le champion du monde en titre lui a ensuite envoyé un tir en conférence de presse : « Tous les pilotes savent de quoi Marc a besoin, non ? Je crois qu’il a toujours besoin d’une roue pour être fort. J’ai du mal à comprendre comment un octuple champion du monde ne peut pas faire son travail seul, il a toujours besoin d’une roue, a-t-il lâché. Mais c’est le jeu auquel il aime toujours jouer. Aujourd’hui ce fut moi, donc j’ai essayé de faire mon travail, je ne m’occupe pas d’avoir quelqu’un derrière, j’essaie de me donner à 100 % et travailler pour la course. »

Ces déclarations sont arrivées aux oreilles de Marc Marquez. Il les écarte, estimant qu’il n’a pas gêné son adversaire en piste : « C’est comme ça en MotoGP aujourd’hui, mais je ne crois pas que Mir puisse se plaindre, Ce, évidemment, si tu ne gênes personne. »

Voir l’octuple champion du monde avoir besoin d’être tiré par d’autres pilotes chaque week-end, est un signe évident des difficultés qu’il rencontre. Quatorze mois après sa grave blessure au bras, Marc Marquez n’est toujours pas à 100 % de ses moyens. Mais être là et pousser est la meilleure chose à faire, assure-t-il :

« C’est clair que nous sommes dans une situation critique, difficile et compliquée. Il faut décider quoi faire dans cette situation, forcer ou se reposer. Les médecins insistent sur le fait qu’il faut continuer à forcer, en contrôlant la douleur et l’irritation, et c’est ce que je fais. Pendant ce temps nous développons la moto et la préparons pour 2022. Nous ne sommes pas si loin, nous ne roulons pas juste pour faire des tours, et il y a de circuits qui sont pires que d’autres. »

Misano, Mir descend Marquez : « Je ne comprends pas comment un octuple champion du monde ne peut pas faire son travail seul »

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Loic Morin
1 mois il y a

En course Marc fini de le champion du monde en titre…