Mugello, Quartararo (Q2) : « Inacceptable de nous faire rouler dans ces conditions »



En difficulté depuis les premiers essais libres du Mugello, Fabio Quartararo s’en est plutôt bien tiré en qualification. Sa sixième place est la meilleure obtenue depuis le début du week-end. Mais le Français estime que la séance aurait dû être retardée, car les pilotes ont été envoyés en piste sans savoir exactement à quelles conditions s’attendre, et quels pneus chausser.

Une sixième place qui le satisfait : « Je n’étais pas content en FP3 parce que je n’avais pas un bon feeling et je n’ai pas pu signer de bons chronos. L’après-midi on a apporté de gros changements sur la moto, je n’ai pas bouclé de tour complet en FP4 mais je me sentais déjà mieux. J’ai un problème que je ne sais pas expliquer, la chaîne saute parfois un peu sur la couronne, ça l’a fait sur quelques circuits et ça m’est arrivé ici. Mais avec les changement je me sentais mieux et on a décidé de rester avec cette moto. Sixième est un bon résultat pour nous. »

Une étrange perte de feeling : « C’est peut-être la première fois que je ne plains pas de la vitesse de pointe, parce que je manque bien plus dans d’autres domaines. L’an dernier j’ai tourné en 1’45.1 sur une moto très semblable. Je n’avais pas un bon feeling pour tourner et piloter la moto. C’est pourquoi nous avons apporté un changement. Je n’avais aucun feeling vendredi, et en FP3 c’était pareil. J’étais inquiet et je le suis toujours car nous avons une moto similaire mais j’étais 10e en FP3, alors qu’en 2021 j’ai fait la pole et le record du tour. La moto est semblable mais le feeling est totalement différent. »

Valentino Rossi pointe des soucis d’électronique : « Je n’ai pas autant d’expérience que Valentino, il a passé des années chez Yamaha et si il dit ça, c’est que comparé aux autres il y a peut-être une différence, mais je ne sais pas quoi dire. Ça fait quatre ans que je pilote une Yamaha et j’ai pratiquement toujours eu la même électronique, donc je n’ai pas de réponse. »

Critique envers la décision prise pour les qualifications : « Ce n’est pas une bonne décision de faire ce qu’on a fait. Ce n’est pas normal d’aller sur le circuit le plus rapide (du championnat) quand tu ne sais pas si tu dois chausser les pneus pluie ou les slicks. Tu ne sais pas à quoi t’attendre. Pour moi c’est inacceptable de partir dans ces conditions. S’il faut y aller, j’y vais, mais on ne peut pas attendre que quelque chose (de grave) se passe pour ensuite faire les choses différemment. C’était vraiment dangereux de sortir sur une piste comme celle du Mugello, où on ne sait pas ce qu’on va trouver en arrivant à 350 km/h. »

Retarder la qualification : « Oui. J’étais derrière Marc (Marquez) quand il a chuté et il n’a pas fait quelque chose d’étrange. Bien sûr, si tu es là, c’est pour décrocher le meilleur résultat possible. Sur ce genre de circuit, nous ne devons pas attendre que quelque chose se passer pour retarder la séance. Pour moi, ce n’était pas la bonne décision que de reprendre la piste avec ces conditions. »

Remettre des pneus intermédiaire ? « Les pneus intermédiaires ne feraient pas la différence. Au final, ils les ont supprimé parce que tu veux sortir en pneus slicks ou en pneus pluie. Parfois, quand il pleut un peu, tu sais à quoi t’attendre. Mais sur ce circuit, plutôt long, ça peut être mouillé ici ou là ; tu commences ici et c’est sec, et tu rejoins un autre secteur… Au virage 8 ou 9 on arrive à 200 km/h, et ne pas savoir les conditions ne donne pas un très bon feeling. »

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